Deux disparus en mer après le naufrage d'un chalutier

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La Commission européenne a décidé mercredi que la France devait payer une astreinte de 57 millions d'euros pour non-respect d'un arrêt de la Cour européenne de justice (CEJ) qui l'a condamnée dans une affaire de pêche.
La Commission européenne a décidé mercredi que la France devait payer une astreinte de 57 millions d'euros pour non-respect d'un arrêt de la Cour européenne de justice (CEJ) qui l'a condamnée dans une affaire de pêche. — Marcel Mochet AFP/Archives

Deux marins ont été portés disparus après le naufrage jeudi matin d'un chalutier en Manche, au large de Barfleur (Basse-Normandie), alors que deux autres marins ont pu être secourus, a indiqué la préfecture maritime de Cherbourg.
Vers trois heures, à 3.700 mètres des côtes, le chalutier immatriculé à Cherbourg et basé à Barneville-Carteret (côte ouest du Cotentin), s'est enfoncé par l'arrière alors qu'il pêchait.
Immédiatement prévenu, le Cross (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) de Jobourg a mobilisé des moyens aériens et nautiques pour secourir les marins.
Deux ont pu être récupérés sains et saufs par deux navires de pêche qui se trouvaient à proximité, tandis que deux autres étaient portés disparus selon la préfecture maritime.
"Les raisons du naufrage ne sont pour l'instant pas connues", a indiqué à l'AFP l'officier de communication de la préfecture maritime Yann Bizien. Le parquet de Cherbourg a ouvert une enquête confiée à la gendarmerie maritime.
Le chalutier "Déesse des flots" de 10 m de long a coulé par 40 m de fond et touché le fond à 5h20. Au moment du naufrage, la mer était agitée avec des creux de 1,25 à 2,5 m, une visibilité de 13 à 19 km et des vents de nord-ouest de 55 km/h.
La température de l'eau est de 18° et les chances de survie dans une eau à cette température sont de cinq heures pour une personne ayant une faible résistance et de douze heures pour une personne ayant une résistance forte, a précisé la préfecture.
Deux patrouilleurs, un de la marine nationale et un autre de la gendarmerie maritime, ont appareillé du port de Cherbourg pour se rendre sur la zone du naufrage, alors qu'un chasseur de mines tripartite a appareillé de Brest pour se rendre également sur zone.
Ce dernier est attendu sur la zone du naufrage dans le courant de la nuit prochaine. Il sera chargé de localiser et d'identifier formellement l'épave. Il est doté d'un poisson auto-propulsé pouvant rapporter des images.
D'autre part, les plongeurs de la Manche ont été placés en alerte, dans l'éventualité d'une plongée humaine qui reste tributaire des conditions météorologiques, a indiqué la préfecture.