Manif anti-américaine: le gouvernement fera "preuve de fermeté"

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Jean-Marc Ayrault a déclaré dimanche à l'AFP que "le gouvernement a l'intention de faire preuve de fermeté" après les manifestations de salafistes devant l'ambassade des Etats-Unis à Paris, se déclarant "très choqué" par les attaques de François Fillon à ce sujet.
Jean-Marc Ayrault a déclaré dimanche à l'AFP que "le gouvernement a l'intention de faire preuve de fermeté" après les manifestations de salafistes devant l'ambassade des Etats-Unis à Paris, se déclarant "très choqué" par les attaques de François Fillon à ce sujet. — Bertrand Langlois afp.com

Jean-Marc Ayrault a déclaré dimanche à l'AFP que "le gouvernement a l'intention de faire preuve de fermeté" après les manifestations de salafistes devant l'ambassade des Etats-Unis à Paris, se déclarant "très choqué" par les attaques de François Fillon à ce sujet.

"La manifestation était interdite et les policiers ont fait leur travail", a rétorqué le Premier ministre à son prédécesseur à Matignon, qui avait demandé "des explications sur le fait que le préfet de police de Paris ait toléré la manifestation".

"Je suis très choqué par les déclarations de François Fillon et je m'étonne de leur légèreté", a dit Jean-Marc Ayrault.

"Le gouvernement a l'intention de faire preuve de fermeté. Les musulmans de France respectent la République et il n'est pas question d'importer ce conflit du fait d'éléments minoritaires", a-t-il insisté. "Nous avons à nous rassembler autour des valeurs de la République".

"La campagne interne à l'UMP ne doit pas conduire à ce type de dérapage: c'est une faute politique grave", a-t-il conclu à propos des déclarations de François Fillon, candidat à la présidence de l'UMP.

"Je demande à François Hollande des explications sur le fait que le préfet de police de Paris ait toléré une manifestation de salafistes devant l'ambassade des Etats-Unis à Paris", a déclaré dimanche M. Fillon, selon son entourage, en marge d'un rassemblement militant UMP à Poscop, dans le Val-d'Oise.

L'ancien Premier ministre a par ailleurs "demandé que les imams qui font des prêches qui contreviennent aux lois de la République soient expulsés ou traduits devant les juridictions françaises".