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ENQUÊTEMise en examen d’un policier marseillais accusé de violences policières

Marseille : Un policier mis en examen dans une affaire de violences policières

ENQUÊTEUn policier a été mis en examen dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de violences policières commises à Marseille lors des émeutes liées à la mort de Nahel au début de l’été
Des forces de l'ordre à Marseille lors des nuits d'émeutes liées à la mort de Nahel au début de l'été. (Illustration)
Des forces de l'ordre à Marseille lors des nuits d'émeutes liées à la mort de Nahel au début de l'été. (Illustration)  - Frederic MUNSCH/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

C’est une nouvelle affaire de violences policières en marge des émeutes qui vient entacher la police marseillaise. Le policier en garde à vue dans l’affaire Otman, quatrième affaire de violences policières présumées à Marseille en marge des émeutes de fin juin début juillet, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.

Le policier avait été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour « violences en réunion avec arme entraînant une incapacité totale de travail (ITT) de plus de huit jours par personne dépositaire de l’autorité publique », « abus d’autorité pour faire échec à l’exécution de la loi » et « menace ou acte d’intimidation en vue de déterminer une victime à ne pas déposer plainte ou à se rétracter », avait détaillé la procureure de la République de Marseille, Dominique Laurens, mercredi à l’AFP, confirmant l’information initiale du quotidien Libération.

Quatrième victime

Les conditions précises du contrôle judiciaire devraient être détaillées par le parquet de Marseille dans la journée de jeudi. « La seule chose qui m’importe est de savoir s’il est interdit d’exercer ou pas, en attendant je ne ferai aucun commentaire », a réagi Me Nicolas Chambardon, l’avocat de la victime, à l’AFP.

L’enquête pour violences policières présumées est la quatrième à avoir été ouverte dans la deuxième ville de France en marge de l’épisode de violences urbaines qui avait embrasé le pays fin juin et début juillet à la suite du décès du jeune Nahel, tué par un policier lors d’un contrôle routier à Nanterre, en banlieue parisienne, fin juin.

Frappé par plusieurs personnes

Les faits se seraient produits vers 22h30-23h00 dans le quartier de La Plaine, dans la nuit du 1er au 2 juillet, quand les policiers avaient interpellé plusieurs personnes sortant d’un bureau de tabac pillé par des émeutiers. Parmi elles, Otman, 36 ans, contre qui aucune charge n’a été retenue, avait fini la nuit à l’hôpital de la Timone, présentant plusieurs fractures au visage.

« De très nombreux éléments dans le dossier indiquent qu’il a été frappé par plusieurs personnes », entraînant une perte de connaissance et sept fractures, avait précisé son avocat à l’AFP. Otman, qui a déposé plainte le 19 juillet, a été entendu deux jours plus tard par la police des polices, l’IGPN, chargée de l’enquête, selon Me Chambardon.

C’est lors de cette même nuit du 1er au 2 juillet qu’un jeune homme de 27 ans, Mohamed Bendriss, était décédé, après avoir été très vraisemblablement touché d’un tir de LBD, et que Hedi, 22 ans, avait été grièvement blessé après avoir été atteint d’un tir de LBD en pleine tête et frappé.

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