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Extrême droiteHuit gardes à vue à Lyon après un rassemblement interdit de l’ultradroite

Lyon : Huit personnes en garde à vue après une manifestation interdite de l’ultradroite

Extrême droiteElles ont été interpellées « plus tard dans la soirée », dans le « cinquième arrondissement », quartier fief de l’ultradroite lyonnaise
Des policiers à Vénissieux, près de Lyon, le 17 septembre 2019. (PHOTO D'ILLUSTRATION)
Des policiers à Vénissieux, près de Lyon, le 17 septembre 2019. (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Elisa Frisullo /  20 Minutes
20 Minutes avec AFP

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Lundi soir, une centaine de personnes ont déambulé sur la presqu’île, en plein centre de Lyon, avant d’être dispersées par les forces de l’ordre. Cette manifestation organisée par l’ultradroite (terme policier pour désigner l’extrême droite violente) n’était pas autorisée. Après cet incident, huit personnes, six hommes et deux femmes, ont été interpellées et placées en garde à vue, a indiqué ce mardi la préfecture.

Elles ont été interpellées « plus tard dans la soirée », dans le « cinquième arrondissement », quartier fief de l’ultradroite lyonnaise, a précisé la préfecture. Sur des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, notamment sur la page Facebook du groupe « Les Remparts », des individus masqués tiennent une banderole « l’immigration tue » et crient « Islam hors d’Europe ». Un rassemblement « pour Thomas » dans un autre quartier, à l’appel des Remparts, avait été interdit par la préfecture.

La mort de Thomas en étendard

Les Remparts est un groupuscule d’ultradroite lyonnais bâti sur les cendres de Génération identitaire, collectif dissous en mars 2021. Plus tôt dans la journée lundi, six personnes avaient été condamnées à des peines de six à dix mois de prison pour avoir participé à des manifestations de l’ultradroite, dans le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère, dont sont issus certains des suspects liés au drame de Crépol.

Sept autres personnes ayant participé aux mêmes évènements doivent être jugées le 6 février devant le tribunal correctionnel de Valence, selon le parquet. Depuis le drame, les groupuscules d’ultradroite ainsi que l’extrême droite parlementaire et une partie de la droite ont abondamment commenté la mort de Thomas, 16 ans, qui illustre à leurs yeux la montée de l’insécurité dans les zones rurales. Lyon est l’une des places fortes de l’ultradroite en France : entre 300 et 400 personnes y seraient membres de la mouvance, selon les autorités locales.

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