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AVIS DE CONSOMMATEURSDes enfants découvrent un « amas de moisissures » dans leur brique de jus

« Les enfants sont choqués »... Ils découvrent un « amas de moisissures » dans une brique de jus

AVIS DE CONSOMMATEURSCes membres d'une famille de l'Ain auraient préféré « ne pas voir » ce qu’il y avait à l’intérieur
Voici ce qu'ont découvert les enfants après avoir ouvert leur briquette qui leur semblait « lourde »
Voici ce qu'ont découvert les enfants après avoir ouvert leur briquette qui leur semblait « lourde »  - Matthieu / 20 Minutes
Elise Martin

E.M.

L'essentiel

  • Mercredi dernier, la famille de Matthieu a découvert « un amas de je-ne-sais-pas-quoi » dans une briquette de jus d’orange, bue par les enfants, et achetée dans un Lidl.
  • D’après les premières investigations du magasin, il pourrait s’agir de « moisissures qui se sont formées à la suite d’une micro-fissure de l’emballage ». Lidl assure que c’est « la première fois » que ça arrive. En compensation de ce désagrément, le service consommateur lui a attribué un bon d’achat de cinq euros.
  • Matthieu ne souhaite pas spécialement « d’argent » mais trouve ce geste commercial un peu déplacé. « Autant ne rien donner dans ce cas-là », dit-il.

«Ça fait bizarre », lance Matthieu. Ce père de famille, habitant de l’Ain, a encore du mal à réaliser. Mercredi dernier, sa fille de 6 ans commence à boire une briquette de jus d’orange offerte par ses parents. « Finalement, elle dit qu’elle n’en veut pas et pour ne pas gâcher, c’est mon grand, de 16 ans, qui décide de la finir », raconte-t-il. L’adolescent perçoit « des petits bouts noirs » dans le liquide mais se rassure en se disant que « ça doit être normal, ça doit être dans la recette », rapporte son père.

Sauf qu’une fois tout le jus ingéré, le fils trouve la briquette de 25 cl étonnamment lourde. « On s’est dit qu’on allait l’ouvrir pour voir ce que c’était, confie Matthieu. Et là, on voit un amas de je-ne-sais-pas-quoi. Je vous laisse imaginer la tête de mes enfants. Ils n’auraient préféré pas voir ça. Ils étaient à deux doigts de tout vomir. »

Cinq euros de bon d’achat en compensation

Tout de suite, la famille contacte le centre antipoison. « Les personnes à l’autre bout du téléphone n’avaient aucune idée de ce que ça pouvait être », poursuit-il. De son côté, il émet l’hypothèse d’une mauvaise stérilisation qui aurait permis le développement d’une bactérie. « Depuis une semaine, on fait suivre les enfants par notre médecin pour être sûr. Heureusement, il n’y a aucune complication. »

Matthieu a contacté le service consommateur de Lidl, l’enseigne dans laquelle le produit a été acheté. Il précise que c’est la seule brique du lot de six qui présentait ce genre de problème. « Le personnel était à l’écoute. Et en compensation, quelques jours plus tard, j’ai reçu un bon d’achat de… cinq euros ! lance-t-il, encore choqué. Personnellement, je trouve que c’est un peu se foutre de moi. Autant ne rien donner dans ce cas-là. » Pour lui, ce n’est pas « un geste significatif » face à ce « manquement des obligations liées à la sécurité alimentaire des clients », surtout « pour des produits destinés à des enfants ». « Je ne veux même pas spécialement d’argent mais nous filer un billet de cinq, je trouve ça un peu déplacé », estime-t-il.

« Des moisissures » à cause d’une « micro-fissure de l’emballage »

Sollicité par 20 Minutes, Lidl a assuré « prendre au sérieux » cette affaire. « Nous avons déjà effectué un geste commercial, dit-on. Et nos investigations se poursuivent. La première supposition serait que ce sont des moisissures qui se sont formées à la suite d’une micro-fissure de l’emballage. C’est la première fois que nous rencontrons ce souci. » L’enseigne a « mis à disposition » un médecin-conseil et reviendra vers les clients « dès que la nature de ce corps étranger sera révélée ».

« Finalement, on a surtout des dommages moraux, ajoute Matthieu. Les enfants sont choqués. Ils ne veulent carrément plus de jus d’orange du tout ou de produits de Lidl. Mais ce n’est pas en changeant de magasin qu’on n’est sûr de ne pas revivre cette même expérience [c’est déjà arrivé à Carrefour, dans le Nord]. Ce qui est sûr par contre, c’est qu’on ne va plus qu’acheter des bouteilles transparentes. Dommage car ça nous fait consommer plus de plastique… » Il ne compte pas « aller plus loin » mais « a gardé la briquette au congélateur, au cas où ». « On ne sait jamais ! », conclut-il.

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