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violencesDeux frères en garde à vue après l’agression d’une directrice d’un collège

Isère : Une ado se confie sur des violences subies, ses deux frères agressent la directrice du collège

violencesMardi en fin d’après-midi, deux individus se sont introduits dans un collège près de Grenoble et ont agressé la proviseure, la proviseure adjointe et un agent d’entretien pour « demander des explications »
L'enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Meylan, près de Grenoble (Illustration)
L'enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Meylan, près de Grenoble (Illustration) - SAMEER AL-DOUMY / AFP / AFP
Elise Martin

E.M.

Mardi, vers 17h45, deux frères dont un mineur se sont introduits dans le collège Jules-Flandrin de Corenc, près de Grenoble, et ont menacé le personnel de l’établissement. « La proviseure, la proviseure adjointe et un agent d’entretien ont été légèrement blessés et sont particulièrement choqués », a fait savoir Éric Vaillant, procureur de la République de Grenoble, qui a confié l’enquête ouverte pour « violences volontaires en réunion » et « menaces de mort » aux gendarmes de Meylan.

Selon le préfet de l’Isère, Louis Laugier, des « coups ont été portés » par les deux agresseurs qui ont ensuite pris la fuite. Dans la soirée, le père de famille a accompagné ses deux fils à la gendarmerie. Ils ont été immédiatement placés en garde à vue, a précisé le parquet de Grenoble.

La mère et un autre frère placé en garde à vue

Selon les premiers éléments d’investigations, les deux frères ont agi après la décision du parquet de placer provisoirement leur petite sœur en foyer « pour la protéger » après que « la jeune collégienne s’est confiée sur les violences dont elle se dit victime de la part de membres de sa famille », a ajouté le procureur. Après le témoignage de la jeune fille, un signalement a été fait et une enquête a été ouverte pour « vérifier ses déclarations ».

Les deux hommes sont allés « demander des explications au collège ». Ce mercredi matin, ils sont toujours en garde à vue ainsi qu’un troisième frère, né en 2001, et la mère de famille âgée de 55 ans, dans le cadre de l’enquête sur les violences de l’adolescente. « Les trois jeunes sont défavorablement connus de la justice », a indiqué Éric Vaillant.

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