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attaqueAttentat à Paris : Le niveau du plan Vigipirate à son maximum
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Attentat à Paris : Le niveau du plan Vigipirate à son maximum

attaqueRetrouvez toutes les informations relatives à l’attaque au couteau et au marteau à Paris
La Première ministre Elisabeth Borne à l'Assemblée nationale, à Paris, le 4 décembre 2023.
La Première ministre Elisabeth Borne à l'Assemblée nationale, à Paris, le 4 décembre 2023.  - Ludovic MARIN / AFP / AFP
Frédéric BrenonDiane Regny

F.B., D.R.

L’ESSENTIEL

  • Un touriste allemand est décédé peu après 21 heures dans l’ouest de Paris sous les coups d’un assaillant armé d’un couteau et d’un marteau et connu des autorités françaises comme un islamiste radical. L’attaque a été qualifiée de « terroriste » par Emmanuel Macron.
  • Selon une source policière, le suspect est Armand Rajabpour-Miyandoab, un Français né en 1997 à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine. Il serait suivi pour des troubles psychiatriques importants, « même troubles neurologiques », a détaillé Gérald Darmanin. Selon le récit du ministre de l’Intérieur, l’assaillant était samedi soir « manifestement prêt à tuer d’autres personnes ». Il aurait prononcé « Allah Akbar » à plusieurs reprises.
  • L’assaillant a été interpellé puis placé en garde à vue. Le Parquet national antiterroriste a indiqué se saisir, ouvrant une enquête pour assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

A VOIR

A LIRE


19h34

C’est la fin de ce live, merci de l’avoir suivi avec nous

16h45

« Il ne connaissait rien » à la religion, assure le père de l’assaillant

Face aux enquêteurs, le père de l’assaillant a affirmé que son fils ne « connaissait rien » à l’islam. Athée, mais ayant grandi dans une famille musulmane, il s’est souvenu de la conversion de son fils en 2015 et a déclaration : « On aurait dû mieux l’accompagner dans son choix cultuel. Il l’a fait seul, dans sa chambre et sans nous », rapporte TF1.

16h29

La spécificité de la garde à vue pour terrorisme

En temps normal, une garde à vue dure vingt-quatre heures, renouvelable une fois. Pour les crimes les plus graves de droit commun, la garde à vue peut être prolongée jusqu’à 72 heures. Dans les affaires de terrorisme, elle peut aller jusqu’à 144 heures. Toutefois, à partir de la 96e heure, la décision revient au juge des libertés et de la détention.

15h45

Borne accuse le RN d'« alimenter les polémiques » tout en votant contre les mesures antiterroristes

Elisabeth Borne a accusé ce mardi le Rassemblement national « d'alimenter les polémiques » et de voter « contre » les mesures antiterroristes, après l'attaque mortelle au couteau samedi à Paris, qui a mis l'exécutif sous pression face à la menace jihadiste.

« Quand la France est touchée, il y a ceux qui agissent avec responsabilité. Et puis, il y a vous et votre parti qui, une nouvelle fois, vous précipitez dans le seul but d'alimenter des polémiques », a affirmé la Première ministre à l'Assemblée nationale, en réponse à une question de Marine Le Pen. Le RN « s'est systématiquement opposé aux mesures pour renforcer la protection des Français » et « pour renforcer notre lutte contre le terrorisme », a ajouté Elisabeth Borne

15h37

Le déferrement « au plus tard » mercredi soir

Le déferrement devant un juge, qui précède une éventuellement mise en examen de l’assaillant et la femme qu’il a vu la veille de l’attaque, aura lieu mercredi soir « au plus tard », annonce France Info, citant le Parquet national antiterroriste.

15h15

Le niveau du plan Vigipirate à son maximum

Le niveau de vigilance des autorités face à la menace terroriste n’a pas augmenté depuis l’attentat près de la tour Eiffel. En effet, il était déjà à son maximum depuis l’attentat d’Arras, lors duquel le professeur Dominique Bernard a perdu la vie devant un lycée. Lorsque le niveau Vigipirate a été rehaussé, Élisabeth Borne avait aussi évoqué le « contexte actuel », en référence à la guerre entre Israël et le Hamas.

14h53

Les gardes à vue des parents de l’assaillant ont été levées lundi en fin d’après-midi

Les gardes à vue des deux parents de l’assaillant au couteau de la tour Eiffel ont été levées lundi en fin d’après-midi sans poursuite à ce stade, a indiqué le Parquet national antiterroriste. Ils « sont très attachés à la France », avait expliqué lundi en milieu de journée une source proche de l’enquête à l’AFP.

14h26

Qu’est-ce que la taqiya, cette technique dont est suspecté Armand Rajabpour-Miyandoab ?

Cette stratégie, surnommée taqiya, consistait à l’origine à cacher ses convictions pour survivre. Mais les djihadistes l’ont adoptée pour arriver à leurs fins dans les pays gouvernés par des non-musulmans. Pour les terroristes, elle consiste à cacher leur radicalisation afin de rester sous les radars.

12h53

La garde à vue de l’assaillant se poursuit

La garde à vue de l’islamiste radical franco-iranien Armand Rajabpour-Miyandoab se poursuit mardi, trois jours après l’attaque mortelle au couteau près de la tour Eiffel, qui met l’exécutif sous pression face à la menace djihadiste.

12h38

Des profils « désengagés », « prosélytes » et « violents » ou encore « ambivalents »

A leur sortie, une majorité (60 %) des ex-détenus radicalisés est considérée comme « désengagée » et « en rupture avec l’idéologie djihadiste », selon le ministère de l’Intérieur. Un profil qui s’observe notamment chez ceux partis en Syrie très tôt en 2013-2014, selon cette source.

Les autorités relèvent deux autres types de « sortants » : ceux qui demeurent « prosélytes » et « violents » et les profils « ambivalents ». C’est dans cette dernière catégorie qu’était classé l’auteur de l’attentat près de la Tour Eiffel.

12h20

Comment ces détenus radicalisés sont-ils suivis après leur sortie de prison ?

Une fois leur peine purgée, près de 95 % des détenus TIS font l’objet à leur sortie d’une mesure judiciaire ou administrative, notamment les Mesures individuelles de contrôle administratif (Micas). Instaurées en 2017, les Micas prévoient notamment des obligations de pointage ou des interdictions de se déplacer hors d’un certain périmètre, selon le ministère de l’Intérieur.

La mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste, qui existe depuis mars 2022, permet, elle, d'« astreindre » l’ex-détenu « au respect des conditions d’une prise en charge sanitaire, sociale, éducative, psychologique ou psychiatrique », précise une circulaire du ministère de la Justice. Une condamnation peut par ailleurs être assortie d’obligations de soins pendant un certain nombre d’années après la sortie de prison, comme ça a été le cas de l’assaillant qui a tué une personne à Paris samedi.

Outre ces mesures, un suivi est aussi assuré par les services de renseignement. Le principe est qu' »aucun » détenu radicalisé ne sorte de prison sans qu'un service de renseignement n'ait été chargé de son suivi, assure-t-on place Beauvau. Sauf exception, la surveillance des ex-détenus condamnés pour des faits de terrorisme est assurée directement par la DGSI, précise le ministère.

12h04

486 détenus condamnés pour des faits de terrorisme ont été libérés depuis l’été 2018

Les personnes condamnées en lien avec des affaires de terrorisme sont systématiquement inscrites au Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes (FIJAIT), et doivent notamment dans ce cadre déclarer tout changement d’adresse et tout déplacement à l’étranger pendant dix ans.

Selon le ministère de l’Intérieur, 486 détenus condamnés pour des faits de terrorisme (TIS), dont 84 femmes, ont été libérés depuis l’été 2018. Parmi ceux-ci, 84 détenus TIS sont sortis de détention depuis début 2023 et deux autres doivent sortir d’ici la fin de l’année, ajoute-t-on place Beauvau. Il est prévu que 36 autres sortent en 2024 et 34 en 2025, selon cette source.

11h50

Comment est-ce qu'on identifie les détenus radicalisés ?

Sur les 75.000 personnes détenues en France, on dénombre 391 personnes condamnées pour des faits de terrorisme (TIS) et 462 pour des faits de droit commun, mais également considérées comme « radicalisées », selon le ministère de l’Intérieur. En milieu carcéral, il faut d’abord « identifier les signaux faibles et forts de radicalisation », puis « évaluer les facteurs de risque et le degré d’imprégnation idéologique », notamment au sein de quartiers d’évaluation de la radicalisation (QER), détaille Naoufel Gaied, chef de la mission de lutte contre la radicalisation violente à l’administration pénitentiaire.

Un prélude nécessaire avant d’envisager une « prise en charge » pour certains détenus dans des quartiers dédiés où interviennent notamment éducateurs, psychologues, et médiateurs du fait religieux. Il existe sept quartiers de prévention de la radicalisation (QPR) en France, pour une capacité totale de 189 places, dont un pour femmes – un second doit ouvrir prochainement. « Nous ne travaillons pas sur des croyances religieuses mais sur la radicalisation violente et la légitimation de la violence pour des raisons idéologiques », souligne-t-il, ajoutant que ce travail permet également de « préparer les conditions de la libération ».

11h38

L’assaillant n’a pas choisi au hasard la tour Eiffel

L’endroit n’a pas été choisi au hasard. Selon la source proche de l’enquête, l’assaillant a confié avoir voulu mener son attaque près de la tour Eiffel parce que c’est un « lieu symbolique » et « qu’il n’a pas supporté qu’elle soit allumée aux couleurs d’Israël », après les massacres commis par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre.

11h25

« Je demande pardon à la France. Je n’ai plus de fils », réagit la mère de l'assaillant

La mère d'Armand Rajabpour-Miyandoab refuse de parler de son « fils » et l'appelle désormais « l'individu ». Lors de sa garde à vue à la brigade criminelle, elle a déclaré « Je demande pardon à la France. Je n'ai plus de fils », rapporte Le Parisien.

11h11

Le préfet de police de Paris favorable à l'« injonction de soins » proposée par Darmanin

Tout comme Gérald Darmanin, le préfet de police de Paris est favorable à ce que les autorités puissent « demander une injonction de soins ». « Je suis évidemment d’accord avec la proposition du ministre. C’est une mesure que le service de renseignement attend depuis longtemps », déclare Laurent Nunez, invité de Télématin sur France 2 ce mardi.

Certains « signalements qui avaient été faits par des proches auraient pu conduire le préfet, s’il avait été doté de ces compétences à prendre une injonction de soins et la décision d’interner cette personne. Evidemment, il nous manque cette mesure », détaille-t-il.

10h54

« Il faut se réarmer psychologiquement contre l’islamisme », affirme un député RN

«Il faut se réarmer psychologiquement contre l’islamisme », a déclaré Jean-Philippe Tanguy sur BFMTV. « Sous-estimer l’adversaire, relativiser en le psychiatrisant, en faisant de lui un "fou" et pas un ennemi, c’est un désarmement psychologique de la société occidentale », a ajouté le député Rassemblement national de la Somme.

10h33

Qui sont les victimes de l’attaque ?

Un jeune homme a été tué dans l’attaque et deux personnes ont été blessées. Le point sur les victimes de l’attaque de samedi :

10h14

« Il y a un échec de l’intégration et de l’assimilation des immigrés dans notre pays », assène Manuel Valls

«Il y a un échec de l’intégration et de l’assimilation des immigrés dans notre pays », assène Manuel Valls, invité sur LCI ce mardi matin. « Il faut parler avec ces filles et ces garçons qui sont allés en Syrie parce qu’ils pensaient trouver le paradis mais ils ont trouvé l’enfer. Comment se fait-il qu’il y ait eu ces basculements parce qu’il y a eu cette idéologie ? Et comment la France est-elle capable d’imposer de nouveau ces valeurs ? Je crois au rôle de l’école et je crois beaucoup au rôle de l’assimilation », déclare-t-il.

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09h59

Le portrait de l'assaillant

Armand Rajabpour-Miyandoab, Français d’origine iranienne, avait un profil très inquiétant. 20 Minutes s'est penché sur le portrait de ce converti radicalisé.

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