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FAUSSES ALERTESÀ Grenoble, six mineurs placés en garde à vue pour des alertes à la bombe

Alerte à la bombe à Grenoble : Six mineurs placés en garde à vue

FAUSSES ALERTESMardi, six adolescents, âgés de 14 à 17 ans, ont été présentés devant le parquet et le juge des enfants à Grenoble. Ils sont soupçonnés d’être les auteurs de six fausses alertes à la bombe
Les jeunes prévenus ont été convoqués devant le juge des enfants le 19 décembre prochain pour répondre du délit de « divulgation d’information fausse de sinistre de nature à provoquer l’intervention des secours » (Illustration)
Les jeunes prévenus ont été convoqués devant le juge des enfants le 19 décembre prochain pour répondre du délit de « divulgation d’information fausse de sinistre de nature à provoquer l’intervention des secours » (Illustration) - Jean-Pierre Clatot afp.com / AFP
Elise Martin

E.M.

Mardi, six mineurs âgés de 14 à 17 ans, scolarisés au lycée des portes de l’Oisans de Vizille, près de Grenoble, ont été placés en garde à vue et ont été présentés devant le parquet et le juge des enfants, a communiqué à la presse, Éric Vaillant, procureur de la République de Grenoble. Ils sont soupçonnés d’être les auteurs de six fausses alertes à la bombe entre le 6 et le 17 novembre dernier.

« Pour chacune de ces alertes, il était fait usage du téléphone portable d’un élève, avec ou contre son gré, a-t-il ajouté. Un appel était émis à destination de la ligne principale du lycée et sans équivoque, une voix parfois robotisée annonçait l’explosion de l’établissement. » Les lignes et les propriétaires des téléphones identifiés ont permis de remonter jusqu’aux auteurs des fausses alertes.

Convocation devant le juge le 19 décembre prochain

Le parquet de Grenoble rappelle que, « systématiquement », les cours devaient être interrompus et les 1.400 élèves ainsi que la centaine de professeurs devaient être évacués de l’établissement. « La gendarmerie et l’académie de Grenoble se réservent le droit de déposer plainte et chiffrent actuellement le préjudice subi », a indiqué le procureur.

Les jeunes prévenus ont été convoqués devant le juge des enfants le 19 décembre prochain pour répondre du délit de « divulgation d’information fausse de sinistre de nature à provoquer l’intervention des secours », a précisé la même source. Ils encourent des peines jusqu’à deux ans d’emprisonnement et de 30.000 € d’amende.

« Au total, douze alertes à la bombe ont touché cet établissement et sept jeunes gens ont été confondus dans leurs agissements », a conclu Éric Vaillant.

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