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PARISL’hôpital Cochin suspend un aumônier proche de Vincent Bolloré

L’hôpital Cochin suspend à titre conservatoire un aumônier proche de Vincent Bolloré

PARISL’homme est accusé d’agressions sexuelles par deux personnes
Paris le 25 fevrier 2014. Illustration entree Hopital Universitaire Cochin Paris Centre.
Paris le 25 fevrier 2014. Illustration entree Hopital Universitaire Cochin Paris Centre. - A. Gelebart / 20 Minutes / Sipa / A. Gelebart / 20 Minutes / Sipa
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Accusé d’agressions sexuelles, un aumônier catholique de l’hôpital Cochin à Paris, Guillaume Seguin, a été suspendu de cette fonction à titre conservatoire, a indiqué l’AP-HP ce mardi. « Le processus de suspension est en cours », a précisé l’organisation, confirmant des informations de presse et précisant que l’intéressé ne s’était pas présenté à l’hôpital depuis vendredi.

La semaine dernière, Le Monde et le journal catholique Golias avaient révélé que Guillaume Seguin, qui est aussi l’un des conseillers spirituels du milliardaire Vincent Bolloré, avait été mis en cause, via les témoignages de deux personnes auprès du diocèse de Paris, en 2015 puis en 2018, pour des agressions sexuelles. Ce qui lui a valu une enquête canonique, se soldant par une sanction en 2020 : l’Eglise lui a interdit de confesser pour une durée de cinq ans, une décision qui s’appliquait « en dehors de sa fonction (démarrée à l’été 2021) d’aumônier à l’hôpital Cochin », a indiqué le diocèse à l’AFP.

Une procédure classée sans suite

Les faits ont également été signalés par le diocèse au parquet de Paris. Ce dernier, interrogé par l’AFP, a toutefois indiqué que « la procédure a été classée sans suite le 7 décembre 2020 pour infraction insuffisamment caractérisée ».

Selon une source proche du dossier, « la direction de l’hôpital Cochin a été alertée fin 2022 » par un particulier de la situation de l’abbé, avant de se la faire confirmer par le diocèse. Mardi, une dizaine de manifestants réunis devant l’entrée de l’hôpital Cochin, répondant à l’appel de l’association Be Brave France (lutte contre la pédocriminalité) ont sensibilisé les soignants en distribuant des tracts et ont appelé à aller jusqu’au « licenciement de l’abbé Seguin ».

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