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DécèsLe point sur les deux mystérieuses morts près de Perpignan

GIGN, agent immobilier et arme à feu... Le point sur les deux mystérieuses morts près de Perpignan

Décès
Le corps d’un homme a été retrouvé à son domicile, puis celui de l’agent immobilier qu’il avait contacté pour vendre sa maison, sur un terrain lui appartenant. L’hypothèse d’un assassinat suivi d’un suicide est envisagée
Les gendarmes du GIGN sont intervenus pour investir le domicile de l'une des deux victimes, à Canohès, près de Perpignan (illustration)
Les gendarmes du GIGN sont intervenus pour investir le domicile de l'une des deux victimes, à Canohès, près de Perpignan (illustration) - Gendarmerie nationale / Gendarmerie nationale
Jérôme Diesnis

Jérôme Diesnis

L'essentiel

  • Le corps d’un homme au profil inquiétant a été découvert mardi à son domicile. Le lendemain matin, un agent immobilier, avec lequel l’homme avait rendez-vous lundi et qui était porté disparu depuis, a été trouvé mort sur un terrain lui appartenant.
  • Deux enquêtes distinctes ont été à ce jour ouverte. L’une pour rechercher les causes de la mort du propriétaire, l’autre pour « assassinat ».
  • A ce stade de l’enquête, l’assassinat de l’agent immobilier suivi du suicide du propriétaire de la maison semble l’hypothèse la plus plausible.

En l’espace de deux jours, le corps de deux hommes a été retrouvé à cinq kilomètres de distance l’un de l’autre, dans les Pyrénées-Orientales. L’un à Canohès, l’autre au Soler, deux communes situées à une dizaine de kilomètres de Perpignan. A ce stade de l’enquête, deux enquêtes distinctes ont été ouvertes par le parquet. La première en recherche des causes de la mort, l’autre pour assassinat. Mais il fait peu de doutes que les deux affaires sont liées.

Quelle est la chronologie des faits ?

Inquiète d’être sans nouvelle, depuis la veille, de son mari, un agent immobilier, sa femme contacte mardi matin les gendarmes. Ils ouvrent aussitôt une procédure pour disparition inquiétante. En consultant son agenda professionnel, ceux-ci découvrent qu’il avait rendez-vous le lundi 27 février avec un homme souhaitant vendre sa villa, à Canohès. Il n’a, depuis, plus donné de signe de vie. Les militaires se rendent au domicile du vendeur. Faute de réponse, ils contactent alors ses proches qui leur livrent un profil inquiétant. Suffisamment pour que les militaires appellent du renfort et se décident de boucler le quartier.

Pourquoi le Psig et le GIGN sont-ils intervenus ?

Aux gendarmes, ses proches le décrivent comme présentant « un état psychologique paranoïaque, et vivant avec un arsenal d’armes », a détaillé, mercredi lors d’une conférence de presse, le procureur de la République, Jean-David Cavaillé. Le Psig (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) se rend sur place, rapidement épaulé GIGN (Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale). Après de vaines tentatives pour entrer en contact, décision est prise, dans la soirée, d’investir la maison. A l’intérieur, ils découvrent le cadavre du propriétaire, visiblement décédé par balles. Mais pas de trace de l’agent immobilier. Ce n’est que le lendemain matin, mercredi, que son corps va être trouvé dans une caravane, sur un terrain appartenant au vendeur. « Il présentait des traces multiples, de natures diverses », a souligné le procureur de la République.

Quelles sont les pistes envisagées ?

Le propriétaire était inconnu de la justice. Originaire du Nord, il semblait vivre reclus dans cette maison, qu’il aurait un temps partagée avec son père, avant son décès. A ce stade de l’enquête, deux procédures disjointes ont été ouvertes. « Les autopsies auront lieu le 7 mars et doivent nous permettre d’établir la chronologie des faits et des liens existants ou pas entre ces deux morts », a précisé le Jean-Daniel Cavaillé. Les enquêteurs privilégient la thèse d’un assassinat suivi d’un suicide. Une arme a été découverte sous le corps du propriétaire de la maison de Canohès. L’expertise doit déterminer s’il l’a utilisée pour se donner la mort. Un document appelé « Testament » a également été retrouvé sur place. Aucune piste n’est pour autant écartée. « L’objectif est de comprendre le déroulement des faits, la chronologie de ces deux morts et l’existence d’un lien, ou pas, entre ces deux décès », souligne le procureur.

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