20 Minutes : Actualités et infos en direct
SecteAppel à témoins concernant des cures de jeûne hydrique mortelles

Un appel à témoins lancé dans l’enquête sur des décès après des jeûnes prolongés

SecteTrois personnes sont mortes suite à des cures organisées par le naturopathe Eric Gandon
La police enquête sur plusieurs cures organisées dans l'ouest de la France. (illustration)
La police enquête sur plusieurs cures organisées dans l'ouest de la France. (illustration) - Fanny Hamard/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

La police a lancé vendredi un appel à témoins dans le cadre de l’enquête concernant l’organisation de cures de jeûne hydrique dans laquelle le naturopathe Eric Gandon a été mis en examen à la suite de décès. L’office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), chargé des investigations sur ces cures organisées par Eric Gandon notamment à Quiberon (Morbihan), à La Tranche-sur-Mer (Vendée) et à Noyant-sur-Touraine (Indre-et-Loire), en appelle à « de nouveaux témoignages ».

La Caimades, cellule d’assistance et d’intervention en matière de dérives sectaires qui dépend de l’OCRVP, souhaite recueillir de nouveaux témoignages de personnes ayant suivi ces cures, indique l’appel, qui indique une adresse mail à contacter, temoins-caimades@interieur.gouv.fr, ainsi qu’un numéro de téléphone, le 0 800 35 83 35. En janvier, Eric Gandon et son fils ont été mis en examen par un juge d’instruction de Tours après plusieurs décès survenus à la suite de ces jeûnes prolongés.

Trois morts au total

Les stages proposés par Eric Gandon moyennant « plusieurs centaines, voire milliers d’euros » consistaient « à ne pas absorber d’aliments solides durant une à plusieurs semaines sans qu’aucun suivi médical ne soit assuré ni prévu », avait expliqué dans un communiqué le procureur de la République de Tours, Grégoire Dulin. Lors d’un de ces stages, organisé dans un château à Noyant-de-Touraine, une femme de 44 ans avait trouvé la mort le 12 août 2021, déclenchant l’enquête.



Malgré le décès de sa stagiaire, Eric Gandon avait poursuivi les stages en cours, amenant la préfecture à prendre quelques jours plus tard un arrêté d’interdiction de ces cures et séjours sur la commune. Une information judiciaire avait rapidement été ouverte à Tours et avait permis d’identifier quatre autres victimes, dont deux décédées depuis.

Sujets liés