Toulouse : Les policiers découvrent une arène pour combats de coqs et des volatiles morts ou blessés

CRUAUTE Sur un signalement de la Fondation Brigitte Bardot, les policiers de Toulouse sont tombés sur le théâtre de combats de coqs. Dix animaux portant les stigmates des joutes ont été confisqués et un jeune de 20 ans interpellé

H.M.
Un combat de coqs. Illustration
Un combat de coqs. Illustration — Chine Nouvelle

Une piste poussiéreuse et bien ronde, idéale pour faire office d’arène, et des coqs en piteux état enfermés dans des « cages minuscules ». C’est ce qu’ont découvert les policiers toulousains sur une parcelle située à l’arrière du camp de gens du voyage de Saint-James, dans le quartier de Ginestous. Les constatations se sont faites en deux temps. D’abord une inspection discrète mardi, sur les coups de midi et sur la foi des renseignements transmis par la Fondation Brigitte Bardot qui a déposé plainte le même jour au commissariat pour actes de cruauté envers les animaux.



Le lendemain, le mercredi après-midi, les effectifs policiers étaient plus conséquents et plus voyants, les questions plus pressantes.

Des sparadraps pour les équiper de lames

Sur place, dix coqs vivants mais blessés ont été exfiltrés avec l’aide de bénévoles et de spécialistes de l’école nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT). De source policière, certains d’entre eux avaient des sparadraps autour des pattes, une pratique courante permettant lors des combats de coq « d’armer » les volatiles avec des lames de rasoir. Deux coqs morts, jetés près de l’arène, ont aussi été retrouvés.

Un jeune homme de 22 ans s’est présenté aux policiers comme étant le propriétaire des animaux. Il était toujours en garde à vue ce jeudi dans l’attente d’un défèrement devant un magistrat du parquet.