Tarn : Opposé à la future A69, un collectif sabote des engins sur le chantier de l’autoroute

Activisme Un collectif de militants anonymes a saboté des engins de chantier qui s’activaient aux travaux préparatoires de la très contestée A69, dans le Tarn

B.C.
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Le collectif "La Buse", opposé au projet d'autoroute A69, a revendiqué la dégradation d'engins de chantier.
Le collectif "La Buse", opposé au projet d'autoroute A69, a revendiqué la dégradation d'engins de chantier. — collectif "La Buse"

Le projet d’autoroute A69, une liaison autoroutière en 2x2 voies reliant Castres, dans le Tarn, à Verfeil, en Haute-Garonne, est contesté par de nombreux opposants. Alors que les travaux préparatoires ont débuté, un collectif baptisé « La buse » a décidé de passer à l’action pour entraver le chantier.

Lundi soir, ses membres anonymes ont revendiqué le sabotage d’engins de chantiers pour « dénoncer les aberrations de ce projet autoroutier destructeur ». Ces activistes s’appuient notamment sur l’avis défavorable rendu en septembre dernier par le Conseil national de la protection de la nature qui indique que cette liaison est « en contradiction avec les engagements nationaux en matière de lutte contre le changement climatique, d’objectif du zéro artificialisation nette et du zéro perte nette de biodiversité ».

Faits « inadmissibles » pour le préfet du Tarn

Une action qui intervient alors que l’enquête publique environnementale, dernière étape incontournable avant le début des travaux, s’est ouverte le 28 novembre dernier.

Le collectif « La buse » pointe du doigt le prix de l’aller-retour fixé à 17 euros et plaide pour « de simples aménagements de la nationale existante », soutenus par ailleurs par le collectif « La voie est Libre ». « Pour notre part, nous sommes profondément déterminé.es à lutter contre ce système dangereux, qui mêle entreprises puissantes, État complice et collectivités locales soumises. Cette morale abjecte n’est aucunement condamnée par une justice au service de ce système. Ainsi, nous organisons la résistance pour que ce projet ne voie jamais le jour », font valoir les auteurs des dégradations.

Contacté par 20 Minutes, le préfet du Tarn, François-Xavier Lauch, dénonce « de la façon la plus absolue ces faits qui sont inadmissibles dans un état de droit ». « Toutes les opinions sont entendues, y compris les oppositions, dans le cadre d’une enquête publique qui a démarré fin novembre. Cependant, la violence et les actes illégaux ne sont pas tolérables dans notre démocratie », indique le représentant des services de l’Etat.

Et de préciser qu’aux côtés du procureur de la République de Castres, ils avaient demandé « des dépôts de plaintes systématiques pour ce type d’agissements » et qu’ils seront « poursuivis avec la plus grande fermeté ».

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