Yvelines : L’hôpital de Versailles visé par une cyberattaque

HACKER Selon la direction de l’hôpital, l’accueil des patients est par conséquent « limité »

20 Minutes avec AFP
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Paris le 15 avril 2012. Illustration hacker pirate informatique. Ligne s de code. Programme. Ordinateur portable.
Paris le 15 avril 2012. Illustration hacker pirate informatique. Ligne s de code. Programme. Ordinateur portable. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le centre hospitalier de Versailles, situé au Chesnay-Rocquencourt dans les Yvelines, est visé depuis samedi soir par une cyberattaque, a indiqué dimanche la direction de l’établissement, confirmant une information de France Info. L’accueil des patients est par conséquent « limité », a expliqué l’hôpital, précisant que le système informatique avait été coupé et une cellule de crise ouverte. Selon la direction de l’hôpital, la totalité du centre hospitalier est visée par la cyberattaque, dont l’hôpital André-Mignot qui regroupe tous les services de court séjour et ambulatoire.

Interrogé sur BFMTV, le ministre de la Santé François Braun a expliqué que la cyberattaque n’avait « pas d’impact immédiat » sur l’activité de l’établissement et que ses transferts de patients n’étaient « pas envisagés pour l’instant ». L’hôpital s’est « mis en mode protection des données », a poursuivi le ministre, précisant que l’attaque « a été détectée tôt », ce qui a permis de « mettre en marche l’ensemble des mesures de protection ». Le Samu « n’est pas atteint » par l’attaque, selon le ministre de la Santé.

Un précédent à Corbeil-Essonnes

Le 22 août dernier, le Centre hospitalier Sud Francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes, qui assure la couverture sanitaire de près de 700.000 habitants de la grande couronne parisienne, a lui aussi été la cible d’une cyberattaque qui fortement perturbé son fonctionnement pendant plusieurs semaines. Son activité est revenue proche de la normale à la mi-octobre.



L’attaque avait été suivie d’une demande de rançon de 10 millions de dollars, ramenée ensuite à 1 ou 2 millions de dollars. Les hackers avaient fixé un ultimatum au 23 septembre à l’hôpital pour payer la rançon. Passé ce délai, ils avaient diffusé sur le « dark web » une série de données confidentielles concernant les patients, le personnel ou les partenaires de l’établissement.