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ENQUETELe directeur d’une colonie mis en examen pour agressions sexuelles

Haute-Vienne : Le directeur d’une colonie de vacances mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs

ENQUETECe résidant de l'Eure est visé par «une dizaine» de plaintes pour agression sexuelle et corruption de mineur de moins de 15 ans
Un directeur de colonie a été mis en examen après un séjour en Haute-Vienne cet été. Illustration
Un directeur de colonie a été mis en examen après un séjour en Haute-Vienne cet été. Illustration - SICCOLI PATRICK/SIPA / SIPA
20 Minutes avec agences

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Le directeur d'une colonie de vacances organisée en Haute-vienne durant l'été a été placé en détention provisoire après sa mise en examen pour agressions sexuelles sur mineurs. L'arrestation du directeur remonte au 9 juillet 2022, date de fin de la colonie de vacances.

Agé de 46 ans, ce résidant de l'Eure est visé par «une dizaine» de plaintes pour agression sexuelle et corruption de mineur de moins de 15 ans, a indiqué ce vendredi le procureur d'Evreux, Rémi Coutin, confirmant une information de Paris Normandie.

A la recherche d'autres victimes présumées

La brigade de recherches de la gendarmerie d'Evreux chargée de l'enquête est actuellement à la recherche d'autres victimes présumées qui auraient pu subir ces faits, début juillet dans la colonie de vacances «Action Séjours», à Saint-Yrieix-la-Perche.

C'est sur le quai de la gare d'Austerlitz à Paris que des parents venus chercher leurs enfants au retour de colonie avaient appris que certains pensionnaires, tous nés en 2010, disaient avoir été victimes d'agressions pendant leur séjour. Informé, le parquet de Paris alertait aussitôt celui d'Evreux.

Déjà condamné en septembre 2000

Le directeur de la colonie, qui avait entre-temps pris un autre train pour retourner chez lui en Normandie, était interpellé par les policiers à son arrivée en gare d'Evreux. Placé en garde à vue, le mis en cause a nié toutes les accusations mais les enfants, entendus par différents services de police dans leurs régions respectives, parlent de «caresses, demandes de masturbation, exhibition», dit le procureur d'Evreux.

Mis en examen à la fin de sa garde à vue, il reste incarcéré depuis lors et l'information judiciaire se poursuit. L'homme avait déjà été condamné en septembre 2000 à trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis pour violence aggravée et tentative de vol.

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