Rennes : Ce que l’on sait après la découverte de trois corps dans une maison

ENQUÊTE Les corps sans vie d’un couple et de leur fille ont été découverts ce mercredi après-midi dans un pavillon à Saint-Jacques-de-la-Lande au sud de Rennes

Jérôme Gicquel et Camille Allain
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Le corps de deux femmes et celui d'un homme ont été découverts sans vie le 23 novembre 2022 dans un pavillon de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes.
Le corps de deux femmes et celui d'un homme ont été découverts sans vie le 23 novembre 2022 dans un pavillon de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes. — C. Allain/20 Minutes
  • Les corps sans vie d’un couple et de leur fille ont été découverts ce mercredi après-midi au domicile familial à Saint-Jacques-de-la-Lande près de Rennes.
  • L’homme a été retrouvé pendu, sa femme allongée sur le lit et la fille sur le sol de sa chambre.
  • Les premiers éléments laissent penser à un double homicide suivi d’un suicide.

Ce sont les pompiers qui ont fait la macabre découverte. Ce mercredi après-midi à 14h30, les corps sans vie de trois personnes d’une même famille, un couple et leur fille, ont été retrouvés dans un pavillon à Saint-Jacques-de-la-Lande, commune située au sud de Rennes. Selon les premiers éléments, le père de famille aurait tué sa femme et sa fille avant de se donner la mort. Ce mercredi soir, la police judiciaire et la police scientifique étaient toujours sur place pour effectuer des relevés dans cette maison située rue de la Table Ronde. Les forces de l'ordre ont établi un périmètre de sécurité autour du pavillon dans ce paisible quartier résidentiel qui était désert ce mercredi soir. 20 Minutes fait le point sur l’enquête.

Que s’est-il passé ?

C’est l’employeur de la fille du couple qui a donné l’alerte dans la journée, inquiet de ne pas la voir au travail. Les pompiers ont alors été appelés pour procéder à des vérifications au domicile familial à Saint-Jacques-de-la-Lande, commune voisine de Rennes. Sur place, ils ont découvert les corps sans vie des trois membres de la famille. L’homme a été retrouvé pendu, sa femme allongée sur son lit et la fille sur le sol de sa chambre, a-t-on appris ce mercredi soir auprès du parquet de Rennes.


Les premières constatations médico-légales ont révélé l’existence de traumatismes sur le corps de la mère de famille. Aucune trace de violence n’a en revanche été découverte sur le corps de la fille. « Aucun élément relevé ne laisse à ce stade entrevoir une intervention extérieure », précise le parquet de Rennes, ajoutant que des autopsies ont été ordonnées pour déterminer précisément les causes des décès. Ce mercredi, les agents en combinaison blanche étaient toujours présents dans la maison. 

Qui sont les victimes ?

Il s’agit d’un couple et de leur fille. L’homme était âgé de 50 ans et était employé au département d’Ille-et-Vilaine en tant qu’agent de maintenance dans un collège à Chartres-de-Bretagne. Il était en arrêt maladie. Une cellule d’écoute psychologique est activée pour les anciens collègues de l’agent. Sa femme de 62 ans était retraitée depuis un mois et leur fille, née en 1997, assistante opérationnelle dans une agence immobilière. « Cette famille était inconnue de l’autorité judiciaire, tant sur le plan pénal que civil et notamment au niveau des affaires familiales », indique Philippe Astruc, procureur de la République de Rennes, précisant qu’« aucune plainte ni main courante n’étaient recensées les concernant ».

Le corps de deux femmes et celui d'un homme ont été découverts sans vie le 23 novembre 2022 dans un pavillon de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes.
Le corps de deux femmes et celui d'un homme ont été découverts sans vie le 23 novembre 2022 dans un pavillon de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes. - C.Allain/20 Minutes

Où en est l’enquête ?

Après la découverte des trois corps, une enquête de flagrance, confiée à la sûreté départementale d’Ille-et-Vilaine, a été ouverte pour assassinats. Selon les premiers éléments, il pourrait s’agir d’un double homicide suivi d’un suicide. Au domicile de la famille, les enquêteurs ont en effet retrouvé un écrit apparemment signé de la main de l’homme « dans lequel il annonçait mettre fin à ses jours ainsi qu’à ceux de sa compagne et de sa fille », souligne le parquet. « Il attribuait ses actes à un mal-être pouvant être en lien avec une maladie grave dont il serait atteint », précise le communiqué. Un examen de comparaison d’écriture doit être réalisé dans les prochaines heures pour vérifier l’origine de cet écrit.