Monaco : Deux hommes mis en examen dans une affaire de déstabilisation de proches du prince Albert II

INTERPELLATIONS Un chef d’entreprise belge et un Monégasque se présentant comme juriste ont été mis en examen à Paris pour « recel d’atteintes à un système de traitement automatisé de données »

20 Minutes avec AFP
La Principauté de Monaco (Illustration)
La Principauté de Monaco (Illustration) — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Deux hommes soupçonnés d’avoir participé à une opération de déstabilisation sur fond d’enjeux immobiliers visant quatre proches du prince Albert II de Monaco, ont été mis en examen à Paris pour « recel d’atteintes à un système de traitement automatisé de données ».
  • Laurent Anselmi, chef de cabinet du prince Albert II, Thierry Lacoste, avocat et ami d’enfance du prince, Didier Linotte, président du Tribunal suprême de Monaco, et Claude Palmero, administrateur de biens du souverain, étaient visés.

Ils ont été placés sous contrôle judiciaire. Deux hommes soupçonnés d’avoir participé à une opération de déstabilisation sur fond d’enjeux immobiliers visant quatre proches du prince Albert II de Monaco, ont été mis en examen à Paris pour « recel d’atteintes à un système de traitement automatisé de données », a confirmé le parquet.

Les deux suspects, un chef d’entreprise belge et un Monégasque se présentant comme juriste, selon le JDD qui a révélé l’information, avaient été interpellés mardi puis placés en garde à vue dans les locaux de la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C).

Le « Club de 4 » autour du prince était visé

Une enquête préliminaire avait été ouverte en novembre 2021. Elle avait pour but d’examiner une plainte de quatre hommes dénonçant la diffusion, sur un site Internet intitulé « Dossiers du Rocher », de vidéos, d’échanges de mails confidentiels et d’articles à charge en lien avec des projets immobiliers à Monaco, selon le JDD.

Ces quatre hommes sont « Laurent Anselmi, chef de cabinet du prince Albert II, Thierry Lacoste, avocat et ami d’enfance du prince, Didier Linotte, président du Tribunal suprême de Monaco […], et Claude Palmero, […] administrateur de biens du souverain », précise le JDD, indiquant qu’ils étaient désignés sous les vocables « Club des 4 » ou « G4 ».

Une opération avec « d’importants moyens financiers »

Selon une source citée par le journal, les deux suspects « ne sont probablement que des seconds couteaux dans cette opération bien orchestrée » qui a nécessité « d’importants moyens financiers », soit plusieurs millions d’euros.

L’information judiciaire qui a été ouverte jeudi vise également les infractions de maintien dans un système automatisé de données, extraction frauduleuse de données issues d’un système informatique et interception de correspondances électroniques, selon le parquet.

Le développement immobilier de la principauté de Monaco, micro-État où le prix moyen du m2 est parmi les plus élevés au monde, est au cœur d’enjeux financiers.