Meurtre de Lola : Dignité et émotion au rendez-vous pour dire adieu à la collégienne

FUnérailles L’inhumation dans le cimetière de Lillers, commune de 10.000 habitants dont est originaire sa mère, doit se dérouler « dans la plus stricte intimité »

20 Minutes avec AFP
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Le cercueil de Lola, 12 ans, est transporté à l'intérieur de l'église de Lillers pour sa cérémonie funéraire, à Lillers, dans le nord de la France, le lundi 24 octobre 2022. La France a été «profondément ébranlée» par le meurtre d'une collégienne de 12 ans, dont le corps a été retrouvé dans une malle, jetée dans une cour d'immeuble du nord-est parisien.
Le cercueil de Lola, 12 ans, est transporté à l'intérieur de l'église de Lillers pour sa cérémonie funéraire, à Lillers, dans le nord de la France, le lundi 24 octobre 2022. La France a été «profondément ébranlée» par le meurtre d'une collégienne de 12 ans, dont le corps a été retrouvé dans une malle, jetée dans une cour d'immeuble du nord-est parisien. — Michel Spingler/AP/SIPA

Loin de toute agitation politique, les obsèques de la petite Lola ont débuté ce lundi à Lillers (Pas-de-Calais) en présence de plusieurs centaines de personnes venues rendre un dernier hommage à la fillette de 12 ans, dont le meurtre sauvage a bouleversé le pays. La famille avait décidé d’ouvrir ces funérailles au public, tout en réaffirmant à nouveau dimanche soir sa volonté d' « honorer la mémoire » de Lola « dans la sérénité », « le respect et la dignité ».

Le cercueil blanc, orné d’un bouquet de fleurs blanches, a été porté à l’intérieur de l’église vers 13h45, suivi par ses parents, ses frères, ses proches et une foule d’anonymes dans un silence empli d’émotion, puis quelques notes de musique. L’inhumation dans le cimetière de Lillers, commune de 10.000 habitants dont est originaire sa mère, doit se dérouler « dans la plus stricte intimité ».

Parmi les proches figuraient des voisins de la rue Manin, à Paris, où habitait la jeune fille, ainsi que des amis du camping du Pas-de-Calais où la famille passait ses vacances. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, la secrétaire d’Etat à l’Enfance, Charlotte Caubel, et d’autres élus, dont la députée RN de la circonscription Caroline Parmentier, étaient aussi présents dans l’église de la ville, la collégiale Saint-Omer, qui peut accueillir 500 personnes.

Soutien

A l’extérieur, des dizaines de personnes étaient rassemblées pour écouter la messe, célébrée par l’évêque d’Arras, Mgr Olivier Leborgne, grâce à une sonorisation. Parmi elles, Sabine Vizenski, en larmes, venue avec ses trois petits-enfants. « Ce sont mes petits-enfants, de l’âge de Lola, qui ont demandé à venir », dit-elle. « Nous sommes là pour témoigner comme on peut de notre soutien. » « J’ai fait 30 minutes de voiture, c’était très important pour moi », confie, plus loin, Thomas Maillot, 55 ans. « Faire ça à une gamine de cet âge… il n’y a pas de mot. »



Les circonstances tragiques de la mort de l’enfant, violentée, asphyxiée et retrouvée le 14 octobre dans une malle dans la cour de son immeuble, ont suscité une vive émotion dans le pays. Des grilles de sa résidence aux boîtes mails des communes où vivaient ses proches, des milliers d’anonymes ont adressé leurs condoléances. « Merci à tous pour votre soutien », a écrit la mère de Lola, dans un message Facebook partagé plus de 20.000 fois. Devant le domicile parisien de la famille, quelques personnes continuaient à se recueillir lundi, près d’un muret couvert de centaines de bouquets, de messages ou encore de petits tableaux représentant des mains d’enfants.