Nancy : Evadé de prison, il est arrêté en tentant d’échapper à un contrôle de police

REFUS d’obtempérer Un détenu tout juste évadé a été arrêté, dans la nuit de vendredi à samedi, à Nancy, après avoir foncé sur un policier qui n’a pas été blessé

20 Minutes avec AFP
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Un véhicule de l'administration pénitentiaire.
Un véhicule de l'administration pénitentiaire. — Clément Follain

Il a tenté d’échapper à un contrôle de police au volant d’une voiture volée. Un détenu évadé a été arrêté, dans la nuit de vendredi à samedi, à Nancy, après avoir foncé sur un policier qui n’a pas été blessé, a-t-on appris, ce dimanche, auprès du procureur de Nancy, François Pérain.

L’homme a d’abord pris la fuite pour éviter un contrôle d’une équipe de trois policiers de la brigade anti-criminalité (BAC). Gêné par un véhicule circulant sur sa voie, le fuyard a été rattrapé par les policiers qui étaient à pied. En tentant de repartir, il a contraint l’un d’eux à faire « un pas de côté » pour ne pas être percuté, selon le magistrat.

« Choc psychologique »

Ce policier a alors fait « usage de son arme de service », relate François Pérain, précisant que « ni le policier ni le conducteur » n’ont été blessés. L’agent bénéficie toutefois d’une ITT d’un jour en raison du « choc psychologique ». A l’issue d’une nouvelle course-poursuite, le conducteur a fini par être interpellé et placé en garde à vue.

Âgé d’une trentaine d’années, il s’était évadé du centre de semi-liberté de Maxeville, en Meurthe-et-Moselle, vendredi. Il purgeait une peine d’un an de prison pour un cambriolage et une conduite sans permis ainsi qu’une autre de 4 mois de prison pour vol et conduite sans permis.

Dans un communiqué, le syndicat Unité SGP Police FO de Meurthe-et-Moselle a apporté « son entier soutien » au policier « que cet individu déterminé a tenté de percuter délibérément ». « Malgré nos nombreuses alertes, les refus d’obtempérer continuent d’augmenter au détriment des policiers et de la population. A quand de réelles mesures pour protéger les policiers et leurs concitoyens ? », s’est interrogé le syndicat.