Nice : Coincée dans la porte d’un train, traînée sur 4 km, une retraitée a bien cru qu’elle « allait mourir »

ACCIDENT Le 22 juillet, Odette, 76 ans, a parcouru plus de 4 km sur le marchepied du train des Pignes, un bras bloqué dans une porte. Grièvement blessée, elle raconte ce jeudi à Nice-Matin avoir « eu peur d’être amputée ». Une enquête est ouverte.

F.B.
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La septuagénaire avait pris place à bord d'un train des Pignes depuis la gare des Chemins de fer de Provence, à Nice (Illustration)
La septuagénaire avait pris place à bord d'un train des Pignes depuis la gare des Chemins de fer de Provence, à Nice (Illustration) — SYSPEO/SIPA
  • L’après-midi du 22 juillet 2022, une retraitée azuréenne a parcouru plus de 4 km sur le marchepied du train des Pignes, qui serpente dans les vallées des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence, un bras bloqué dans une porte.
  • Opérée d’une fracture ouverte tibia péroné à gauche et d’une fracture de la malléole à la cheville droite, elle raconte avoir « eu peur d’être amputée ».
  • Une enquête est toujours en cours.

« A un moment, je me suis dit que j’allais mourir mais je me suis accrochée et j’ai pensé à mes petits-enfants. » Toujours en convalescence, Odette, 76 ans, raconte ce jeudi à Nice-Matin son infernal voyage du 22 juillet. Cet après-midi-là, la retraitée azuréenne a parcouru plus de 4 km sur le marchepied du train des Pignes, qui serpente dans les vallées des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence, un bras bloqué dans une porte automatique.


Grièvement blessée aux jambes par les obstacles qu’elle a croisés le long des rails, la septuagénaire poursuit des soins à l’hôpital et des séances de rééducations pour pouvoir remarcher. Opérée d’une fracture ouverte tibia péroné à gauche et d’une fracture de la malléole à la cheville droite, elle raconte avoir « eu peur d’être amputée ».

Le contrôleur « m’a complètement oubliée »

Mais alors que s’est-il passé ce jour-là ? Montée dans le train à Nice, elle devait rejoindre Saint-Martin-du-Var, quatre arrêts plus loin. Fragile et circulant avec une béquille après s’être déjà cassé le coude en 2021, la grand-mère dit avoir sollicité le contrôleur pendant le trajet pour l’aider à quitter le wagon. « Il m’a complètement oubliée. Un jeune avec des écouteurs, que j’ai sollicité, ne m’a pas entendu. Du coup, j’ai commencé à descendre comme j’ai pu. Les portes automatiques se sont refermées sur mon bras droit, le caddie est resté l’intérieur et le train a démarré », explique-t-elle au quotidien régional.

Le train s’arrêtera finalement plus de 4 km plus loin, un peu avant la gare de Plan-du-Var. Pourquoi tant de temps après ? Y a-t-il une défaillance technique ? Quelles sont les responsabilités ? Une enquête est toujours en cours.