Loire : Le père des fillettes défenestrées mis en examen et écroué

enquête L’une des fillettes est décédée, l’autre a été hospitalisée dans un état critique

20 Minutes avec AFP
La police. Illustration
La police. Illustration — Stephane Duprat/SIPA

Le père de deux fillettes défenestrées vendredi au Chambon-Feugerolles (Loire), dont l’une est décédée, a été mis en examen pour homicide involontaire et blessures involontaires et écroué dimanche, a-t-on appris auprès du parquet de Saint-Etienne.

L’information judiciaire ouverte dimanche matin contre cet homme de 22 ans porte sur des faits délictuels d’homicide involontaire sur la fillette de deux ans qui est décédée et de blessures involontaires avec une Interruption totale de travail (ITT) supérieure à trois mois pour sa sœur de quatre ans, a précisé le procureur de la République de Saint-Etienne, David Charmatz. Cette dernière est hospitalisée en réanimation pédiatrique au CHU de Lyon-Bron, dans un état grave.

Une chute accidentelle ?

L’usage de stupéfiants est aussi visé au réquisitoire introductif, la toxicomanie du mis en cause, placé en détention provisoire, étant avérée. Les investigations menées n’ont pas permis d’établir que les mineures ont été délibérément projetées par leur père depuis une fenêtre de l’appartement familial situé au 3e étage, a expliqué le procureur dans un communiqué.

« Même si l’intéressé n’apporte aucun témoignage sur le déroulement des faits, auxquels il dit n’avoir pas assisté, expliquant s’être endormi et avoir un trou noir, les constatations sur place et l’enquête de voisinage conduisent, en l’état, à privilégier la piste d’une chute accidentelle des deux fillettes qui ont pu vouloir se saisir de leur chat, grimpé sur le rebord de la fenêtre et qui a lui aussi chuté », a poursuivi le magistrat.

La famille connue des services sociaux

Il a ajouté que « la famille était connue et épaulée par divers services médico-sociaux depuis 2020, avec certaines difficultés car la mère, actuellement domiciliée dans l’Ain, avait déménagé plusieurs fois ».

« Une mesure d’assistance éducative à domicile, acceptée par le père qui s’occupait seul de ses enfants depuis quelques mois, devait être mise en œuvre par les services du conseil départemental. Compte tenu des faits et de la situation des parents, le juge des enfants sera saisi en assistance éducative de la situation de l’enfant de quatre ans », a conclu le procureur.