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ENQUETEDeux réfugiées ukrainiennes disent avoir été agressées par un Russe à Nice

Alpes-Maritimes : Deux Ukrainiennes attaquées près de Nice affirment que leur agresseur était russe

ENQUETEL’agression de deux réfugiées, dimanche soir à Roquebrune-Cap-Martin, a fait réagir le gouvernement ukrainien. Une enquête est ouverte en France pour « violences aggravées »
Lors d'une manifestation en soutien à l'Ukraine, le 24 août à Nice (Illustration)
Lors d'une manifestation en soutien à l'Ukraine, le 24 août à Nice (Illustration) - AFP / AFP
Fabien Binacchi

F.B.

L'essentiel

  • Dimanche soir, une trentenaire et sa mère réfugiées sur la Côte d’Azur depuis le mois d’avril ont été agressées par un homme russe, selon leur témoignage, alors qu’elles se promenaient sur le bord de mer de Roquebrune-Cap-Martin.
  • « Les agresseurs doivent être punis », a affirmé le porte-parole du ministre ukrainien des Affaires étrangères Oleg Nikolenko.

Les faits remontent à dimanche soir et ont fait réagir jusqu’au gouvernement ukrainien. Deux femmes originaires d’Izioum, dans la région de Kharkiv, une trentenaire et sa mère réfugiées sur la Côte d’Azur depuis le mois d’avril, ont été agressées alors qu’elles se promenaient sur le bord de mer de Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes). Et c’est un Russe qui les aurait frappées, selon leur témoignage recueilli par Nice-Matin.

Ce mardi, le parquet de Nice confirme qu’une enquête a été ouverte du chef de « violences aggravées » et précise que l’auteur « n’a pas été interpellé à ce jour ».

Contusions et nez cassé

Les deux femmes ont passé la nuit à l’hôpital avec plusieurs contusions, et le nez cassé pour la plus âgée des deux. Dans les colonnes du quotidien régional, sa fille raconte. Alors qu’elle venait de lancer sur un portable une vidéo accompagnée d’une musique ukrainienne qu’elle avait reçue, un groupe de quatre personnes les croise.

« Les paroles de la chanson disaient : 'Le monde serait meilleur sans armée russe' », explique Alina. Tout serait allé très vite. « Un des hommes nous a foncé dessus. Il m’a frappée au visage, je suis tombée par terre et il m’a donné des coups de pied. Il a ensuite frappé ma mère à trois reprises », raconte la jeune femme de 31 ans. Pour elle, pas de doute, il était bien russe : « Quand il a parlé, on a compris ».


Un « incident odieux »

L’agression, dont le récit a été partagé sur les réseaux sociaux, a notamment fait réagir Oleg Nikolenko. « Les agresseurs doivent être punis », a affirmé le porte-parole du ministre ukrainien des Affaires étrangères.


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L’Ambassade d’Ukraine en France a de son côté assuré qu’elle « coopérait avec les autorités françaises pour une enquête rapide », dénonçant un « incident odieux ».

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