Rhône : L’homme qui a décapité son père mis en examen et écroué

ENQUETE Le mis en cause avait été interpellé dimanche dernier par les policiers de la Bac après avoir été aperçu par des agents municipaux, déambulant une tête dans une main et un couteau dans l’autre

20 Minutes avec AFP
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L'individu a été interpellé par les policiers de la bac
L'individu a été interpellé par les policiers de la bac — AFP

Un jeune homme de 25 ans, interpellé puis placé en garde à vue après avoir décapité son père à l’arme blanche dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Priest, près de Lyon, a été mis en examen pour « meurtre sur ascendant » et écroué lundi, a-t-on appris auprès du parquet de Lyon. « Tant devant les enquêteurs que devant le juge d’instruction, le mis en cause a reconnu les faits qui lui sont reprochés tout en apportant des explications confuses interrogeant sur de potentiels troubles psychiatriques », a-t-il précisé dans un communiqué.

« Ces troubles, également observés par les médecins requis pour contrôler la compatibilité de son état de santé avec le régime de sa garde à vue, ont conduit les magistrats à solliciter un examen psychiatrique de l’intéressé au moment de son incarcération à la Maison d’arrêt de Corbas (Rhône) afin qu’une détention en unité hospitalière spécialement aménagée puisse être envisagée par l’administration pénitentiaire », a-t-on ajouté de même source.

Interpellé la tête à la main

La procédure pénale se poursuit désormais « dans le cadre de cette instruction afin notamment de comprendre les raisons de ce passage à l’acte et d’approfondir au moyen d’expertises psychiatriques et psychologiques la connaissance de la personnalité du mis en examen ». Le mis en cause avait été interpellé dimanche dernier peu après 2 heures par les policiers de la Bac après avoir été aperçu par des agents municipaux, déambulant une tête dans une main et un couteau dans l’autre, après la découverte du corps décapité de son père, 60 ans, sur un parking.

Le jeune homme aurait tenté de donner des coups de couteau aux policiers, « sans les blesser », selon une source proche du dossier, ajoutant que le suspect, un Marocain en situation régulière, était jusque-là connu pour des faits de droit commun, des différends familiaux sur fond d’alcool et de stupéfiants. L’enquête a été confiée à la Sûreté départementale du Rhône.