Hérault : Un contrôleur blessé au couteau lors d’une altercation dans un TER

AGRESSION Après cette attaque, les contrôleurs de la région ont utilisé leur droit de retrait

Imane Al Adlouni
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Un contrôleur de la SNCF sur le quai d'une gare.
Un contrôleur de la SNCF sur le quai d'une gare. — MEIGNEUX/SIPA

Deux quadragénaires ont été interpellés ce lundi 22 août pour des violences avec armes commises sur un contrôleur qui n'était pas en service. Survenue dans un TER reliant Nîmes à Narbonne alors qu’un contrôleur, lui en service, leur demandait de bien vouloir baisser le niveau sonore de leur musique, d’après Le Midi Libre.

Une demande que les deux quadragénaires n’ont pas appréciée. En effet, ces derniers se sont rebellés. Verbalement dans un premier temps, puis physiquement. C’est à ce moment que la mise en cause a sorti un couteau et a menacé l’agent. Voyant que la situation allait dégénérer, un contrôleur, pas en service, s’est alors interposé, en appliquant le code de déontologie des cheminots, pour calmer la situation.

Poignardé à l’épaule

C’est à ce moment-là qu’il a reçu un coup de couteau à l’épaule. Appréhendée en gare de Montpellier Saint-Roch par les policiers du commissariat central, la passagère qui présentait également une blessure à la main et du sang sur l’avant-bras, a été mise en garde à vue. Tout comme l’homme avec qui elle voyageait, sur qui on a également retrouvé une arme blanche.

Légèrement blessé à l’épaule, le contrôleur a été pris en charge par les sapeurs-pompiers et le Smur 34 et a été conduit aux urgences du centre hospitalier Lapeyronie. Après cette agression « inqualifiable », les contrôleurs de la région ont décidé d’utiliser leur droit de retrait.

« Des négociations sont aujourd’hui en cours »

« Nous sommes solidaires de nos collègues et contestons la politique de l’entreprise en matière de présence humaine dans les gares et aux abords des trains », indique le secrétaire régional de la CGT Eric Bringuier. « Si le trafic n’est pas paralysé, il est perturbé concernant les TER, Intercités et TGV », a continué le syndicaliste. « Des négociations sont aujourd’hui en cours. Nous exigeons de la part de notre direction des mesures concrètes afin que les agents puissent exercer leurs missions en toute sécurité et garantir un service public de qualité aux usagers. »