Commissariat attaqué à Vitry-sur-Seine : Trois hommes condamnés à de la prison ferme

JUGEMENT Tous ont été placés sous mandat de dépôt, à l’issue de leur jugement en comparution immédiate

20 Minutes avec AFP
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Un commissariat de police à Paris. (Illustration)
Un commissariat de police à Paris. (Illustration) — Clément Follain / 20 Minutes

Trois hommes âgés de 20 à 32 ans ont été condamnés jeudi à Créteil à trois ou quatre ans de prison ferme, pour avoir participé début août à une attaque « orchestrée » du commissariat de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), visé par des tirs de mortiers et de cocktails Molotov.

Tous ont été placés sous mandat de dépôt, à l’issue de leur jugement en comparution immédiate. L’un d’entre eux a été condamné par le tribunal de Créteil à quatre ans d’emprisonnement assortis d’un an de sursis.

Le procureur Stéphane Hardouin avait requis deux à quatre ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt, en évoquant des faits « d’une gravité exceptionnelle » qui auraient pu provoquer « la mort ou l’infirmité » des fonctionnaires. Selon le parquet, des messages sur plusieurs groupes de discussion sur l’application Snapchat ont démontré que « l’attaque des agents de police avait été orchestrée par un groupe d’individus ».

« Un mortier est rentré dans l’habitacle du véhicule »

Interpellés mardi matin, les trois hommes avaient été placés en garde à vue pour violences aggravées. Mamadou D., né en 1989, avait déjà été condamné à 17 reprises notamment pour des faits de violences avec arme-, Mohamed B., né en 2001, à deux reprises pour trafic de stupéfiants, tandis que Waël A., né en 1994 et de nationalité tunisienne, présentait un casier judiciaire vierge.

Dans la nuit du dimanche 31 juillet au lundi 1er août, vers une heure du matin, des personnes avaient jeté des cocktails Molotov dans la cour du commissariat de Vitry-sur-Seine où se trouvaient des policiers et tiré plusieurs dizaines de mortiers d’artifice notamment sur un véhicule de police dans lequel s’étaient réfugiés des agents. Le portail du commissariat avait aussi été « bloqué » durant l’attaque, ont relaté les policiers.

« Un mortier est rentré dans l’habitacle du véhicule (et) a mis feu au siège », avait déclaré un policier blessé aux enquêteurs. Deux fonctionnaires ont souffert d’acouphènes à la suite de l’attaque et s’étaient vus délivrer deux et quatre jours d’ITT (Incapacité temporaire totale de travail).