Incendie entre la Lozère et l’Aveyron : Un homme mis en examen pour « destruction involontaire »

FEU Un homme mis en cause dans l’incendie de lundi qui a ravagé 700 hectares à la lisière de la Lozère et de l’Aveyron a été mis en examen pour « destruction involontaire par incendie » et placé sous contrôle judiciaire, a indiqué mercredi le parquet de Mende

20 Minutes avec AFP
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Le 18 juillet 2022, le secteur de Landiras en Gironde était déjà le théatre de violents incendies de forêts
Le 18 juillet 2022, le secteur de Landiras en Gironde était déjà le théatre de violents incendies de forêts — Phillippe Lopez/AP/SIPA

Cet homme s'est « présenté à la gendarmerie mercredi matin, a été entendu puis présenté à un juge d'instruction, qui l'a mise en examen pour "destruction involontaire par incendie de bois, forêt ou lande pouvant créer un dommage irréversible à l'environnement par violation d'une obligation de sécurité ou de prudence"», a déclaré à l'AFP la substitut du procureur de Mende, Magali Espaze.

Il a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire, a précisé la magistrate, en insistant sur le fait qu'il bénéficiait de la présomption d'innocence. Selon les pompiers, le feu a été déclenché lundi par un engin agricole dont un élément, en raclant le goudron de la route, a provoqué des étincelles qui ont mis le feu à la végétation le long d'une départementale en Lozère, près du Massegros, avant de s'étendre au département voisin de l'Aveyron.

Un seul mis en cause

La substitut du procureur n'a pas souhaité préciser l'identité ou la profession de l'homme mis en examen, tout en soulignant qu'il n'y a « qu'un seul mis en cause » dans cette affaire, pour laquelle elle a ouvert une enquête, le feu ayant démarré dans son département.

Appelant à la plus grande vigilance dans les activités professionnelles et de loisir, elle a souligné que même si l'on déclenche un incendie de manière involontaire, on risque des poursuites pénales par défaut de précaution et de prudence. La peine encourue est dans ce cas de cinq années de prison.

Environ 3.000 campeurs et habitants de deux villages de l'Aveyron ont dû être évacués mardi par précaution en raison de cet incendie qui a cessé de progresser sans pour autant être maîtrisé.