Adolescente prostituée à Compiègne : Une cinquième personne en garde à vue

EXPLOITATION Une enquête a été ouverte pour des faits de prostitution et de séquestration d'une mineure

20 Minutes avec AFP
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Le commissariat de Compiègne et la police judiciaire de Creil ont été co-saisis de cette enquête. (PHOTO D'ILLUSTRATION)
Le commissariat de Compiègne et la police judiciaire de Creil ont été co-saisis de cette enquête. (PHOTO D'ILLUSTRATION) — Stephane Duprat/SIPA

Une adolescente de 15 ans a dénoncé des faits de séquestration et de prostitution forcée. Une enquête a été ouverte et, dans ce cadre, une cinquième personne a été placée lundi en garde à vue à Compiègne (Oise), a-t-on appris mardi auprès du parquet. L’homme placé en garde à vue lundi a « déjà été condamné pour des faits similaires » selon la procureure de Compiègne, Marie-Céline Lawrysz.

Mais pour son avocat, Me Antoine Ory, cet homme de 24 ans « n’a pas de lien avec les quatre autres personnes interpellées samedi » dans ce dossier. Les cinq gardés à vue, quatre hommes et une femme, tous majeurs, doivent être déférés mercredi à Senlis en vue de leur mise en examen pour proxénétisme aggravé par la minorité de la victime ou en bande organisée, a indiqué Marie-Céline Lawrysz.

Une adolescente placée en foyer

Samedi, trois hommes et une femme avaient été placés en garde à vue après que cette adolescente de tout juste 15 ans eut réussi à contacter la police. Elle avait « appelé un ami, lequel aurait appelé le 17 pour dénoncer des faits de prostitution et de séquestration », avait relaté la procureure dimanche.

Originaire des environs de Reims, l’adolescente « placée en foyer par un juge des enfants de Châlons-en-Champagne depuis environ deux ans » aurait « fugué depuis le mois de mai », avait-elle poursuivi.

Prostitution itinérante

« Elle dit qu’elle s’est prostituée d’abord sur Paris, puis aurait voulu échapper à ses proxénètes parisiens, et aurait été prise en charge par un homme qui l’aurait emmenée à Amiens, où elle se serait prostituée également, avant d’arriver à Compiègne », avait ajouté Marie-Céline Lawrysz.

Le commissariat de Compiègne et la police judiciaire de Creil ont été co-saisis de cette enquête.