Rennes : Après la flambée de violence, une marche pour la paix organisée à Maurepas

SECURITE Les habitants et les associations du quartier appellent à un grand rassemblement mercredi après-midi pour dire stop à la violence

Jérôme Gicquel
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Le quartier de Maurepas à Rennes est touché par une flambée de violence depuis quelques semaines.
Le quartier de Maurepas à Rennes est touché par une flambée de violence depuis quelques semaines. — J. Gicquel / 20 Minutes
  • Une marche pour la paix est organisée mercredi après-midi dans le quartier de Maurepas à Rennes.
  • Ce quartier populaire situé au nord de Rennes est en proie à une flambée de violence depuis un mois.
  • Les habitants et associations du quartier dénoncent ce climat de violence et appellent à l’apaisement.

« Nous vivons depuis trop longtemps des affrontements violents et pour certains des intimidations inacceptables ». A Rennes, les habitants de Maurepas en ont marre de la violence qui gangrène leur quartier et le stigmatise. A l’appel de plusieurs associations et collectifs, une marche pour la paix est organisée mercredi après-midi pour dire stop à « cette violence qui touche notre quartier en plein cœur ». Ces dernières semaines, Maurepas a en effet été le théâtre de scènes d’une extrême violence avec des règlements de comptes sur fond de trafic de stupéfiants.

Le 13 juin, un homme de 28 ans y a ainsi perdu la vie, poignardé en plein cœur. Deux semaines plus tard, ce sont cette fois des policiers qui ont été ciblés en plein après-midi. Alors qu’ils patrouillaient à vélo à proximité d’un point de deal où des coups de feu venaient d’éclater, les trois agents ont été visés par une rafale de tirs à l’arme automatique. Depuis, « la situation reste tendue et plonge les habitantes et habitants du quartier dans la peur », écrivent sur Facebook les organisateurs de la marche pour la paix.

« Nous voulons l’apaisement ici et maintenant »

Ils s’inquiètent surtout pour ces jeunes « qui sombrent depuis trop longtemps dans des violences inter-quartiers amplifiées par les réseaux sociaux ». « Certains de nos enfants qui ne sont pas à la base dans des bandes peuvent être harcelés puis happés et impliqués dans ce cercle de violences malgré nos co-éducations positives en lien avec les actrices et acteurs du quartier », indiquent-ils, mettant l’accent sur la rupture scolaire qui « est un élément déterminant dans la trajectoire de jeunes embrigadés ».

Malgré le contexte tendu, les habitants et les acteurs du monde associatif refusent toutefois le fatalisme. « Nous voulons l’apaisement ici et maintenant. Nous voulons poursuivre la réappropriation de notre espace public », scandent-ils, voyant dans cette marche pour la paix une première étape pour « s’auto-organiser ensemble pour montrer que nous sommes déterminés à cultiver la vitalité de notre quartier populaire, bouillonnant et solidaire ».