Rhône : Trois mineurs placés en garde à vue après l'agression subie par une collégienne de Mions, sur fond de jalousie

ENQUETE La principale suspecte, une ancienne camarade de classe de la victime, lui aurait reproché sa proximité avec son ex-petit ami au moment de la « séquestrer » dans un bois de Mions (Rhône) le 10 juin

J.Lau.
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Photo d'illustration d'une voiture de gendarmerie (illustration).
Photo d'illustration d'une voiture de gendarmerie (illustration). — SYSPEO/SIPA
  • Une ado de 13 ans a subi une terrible agression le 10 juin, alors qu’elle se baladait à Mions (Rhône) avec sa meilleure amie.
  • En plein après-midi, elle a été entraînée dans un bois, après avoir été isolée de son amie par plusieurs mineurs complices, puis victime de coups de poing, injures et crachats.
  • Sept mineurs, dont plusieurs élèves du collège Martin Luther King, ont depuis été mis en cause.

Une adolescente de 13 ans a subi une terrible agression le 10 juin, alors qu’elle se baladait à Mions (Rhône) avec sa meilleure amie. La jeune fille, scolarisée au collège Martin Luther King de la commune, est tombée dans un véritable guet-apens, comme le révèle Le Progrès, qui aurait été tendu par une ancienne camarade de classe. En plein après-midi, elle a été entraînée dans un bois, après avoir été isolée de son amie par plusieurs mineurs complices.

La principale suspecte aurait d’abord bondi sur elle, cagoulée et armée d’un couteau. Aidée par un garçon qui bloquait les bras de la victime, celle-ci aurait multiplié coups de poing, injures et crachats. Au total, sept mineurs, dont plusieurs élèves du collège Martin Luther King, ont depuis été mis en cause et entendus dans cette affaire à la gendarmerie de Mions. Trois d’entre eux ont été placés en garde à vue le 15 juin.

Un conseil de discipline programmé au collège Martin Luther King

La victime a fait part aux gendarmes d’une « séquestration d’environ 45 minutes », qui aurait été filmée par des personnes présentes. Cette dernière a eu cinq jours d’incapacité temporaire de travail (ITT). La jalousie serait à l’origine de cette histoire, puisque la principale suspecte n’aurait pas supporté la proximité entre la victime et son ex-petit ami. Un conseil de discipline a été programmé par la responsable du collège Martin Luther King, en présence des auteurs présumés de l’agression.

Côté justice, deux des sept mineurs entendus par les gendarmes, dont l’ancienne camarade de classe qui serait à l’origine des faits, sont convoqués devant le juge des enfants en septembre. Quant à la victime, élève de 4e, elle est sous le choc et elle n’envisage pas pour le moment retourner un jour dans ce collège de Mions.