Rennes : La police judiciaire saisie après l’incendie dans une mosquée

ENQUETE Un incendie a ravagé une partie du lieu de culte dimanche soir dans le quartier de Maurepas à Rennes

J.G. avec AFP
Un officier de police judiciaire. (illustration)
Un officier de police judiciaire. (illustration) — SYSPEO/SIPA

A Rennes, la communauté musulmane est sous le choc après l’incendie qui a ravagé dimanche soir une partie de la mosquée dans le quartier de Maurepas. Au lendemain du sinistre, qui n’a pas fait de blessé, le parquet de Rennes a ouvert ce lundi une enquête « pour destruction volontaire par incendie » confiée à la police judiciaire. « Les causes de l’incendie ne sont pas pour le moment déterminées, des analyses et une expertise vont être diligentées. Au regard de la sensibilité du lieu concerné, l’enquête a été confiée par le parquet à la Direction territoriale de la police judiciaire de Rennes », a indiqué le procureur de Rennes Philippe Astruc.

Des scellés bloquaient l’entrée de la porte ce lundi matin et une odeur de brûlé se faisait toujours sentir dans l’arrière-cour du bâtiment. Des vitres de la maison ont également été soufflées. « Est-ce criminel ? On ne peut pas exactement savoir. Il y a eu des tags hostiles à l’islam, mais rien d’alarmant auparavant », a déclaré l’imam de la mosquée Mouhammadou Dicko. Au moment de l’incendie, « il n’y avait personne dans la mosquée. C’est un endroit fréquenté, avec cinq prières par jour », a-t-il ajouté.

Une autre mosquée déjà visée par des tags en 2021

Selon une témoin interrogée par l’AFP, l’incendie a pris entre 20h et 21h. « On a rapidement vu un épais nuage de fumée, les pompiers et les policiers sont vite arrivés », a dit cette habitante, dont l’appartement est situé en face de la mosquée et qui préfère ne pas donner son nom. Plusieurs fidèles musulmans, venus prier, faisaient part de leur dépit ce lundi matin en constatant les dégâts causés par l’incendie.

En avril 2021, dans un autre quartier de Rennes, un centre culturel musulman avait été recouvert de tags hostiles à l’islam et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’était rendu dans la capitale bretonne.