La star de téléréalité Mujdat Saglam, « le mec à Milla », mis en examen dans une affaire d'escroquerie

INFO 20 MINUTES Connu pour son passage dans « Les Princes et les Princesses de l’Amour », Mujdat Saglam est soupçonné d'être impliqué dans une affaire d'escroquerie dont le préjudice s'élèverait à 2 millions d'euros

Thibaut Chevillard
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Un selfie de Mujdat Saglam.
Un selfie de Mujdat Saglam. — Capture d'écran Instagram.

« Si un jour tu deviens malheureux, fais le plus d’argent possible. » Suivi par plus de 600.000 abonnés sur Instagram, Mujdat Saglam a, semble-t-il, voulu suivre cette règle qu’il avait postée en légende d’une photo de lui, publiée il y a quelques jours sur le réseau social. Quitte à s’affranchir d’autres règles, fixées cette fois par le législateur.

Connu pour sa participation à l’émission de W9 Les Princes et princesses de l’amour, Mujdat Saglam a été interpellé mardi par la police et placé en garde à vue au commissariat du 18e arrondissement de Paris, apprend 20 Minutes de sources concordantes. Selon nos informations, l’homme de 35 ans est soupçonné d’être impliqué dans une affaire d’escroquerie dont le préjudice s’élèverait à environ 2 millions d’euros.

Mujdat Saglam a été mis en examen, mercredi, des chefs d’abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux, abus de biens sociaux, banqueroute, blanchiment et fraude fiscale. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Accusé de multiples escroqueries

Une information judiciaire avait été ouverte le 31 août 2021. « On lui reproche d’avoir fait des faux documents pour obtenir des prêts pour continuer de faire tourner sa société », indique une source proche du dossier. Mujdat Saglam est aussi soupçonné d’avoir émis de faux ordres de virement, de s’être fait livrer de la marchandise non payée par la suite, ou d’avoir obtenu un double prêt bancaire pour la même chose.

Ce n’est pas la première fois que celui qui est surnommé « le mec à Milla » – Milla Jasmine – est confronté à la justice. En février 2020, Mujdat Saglam avait déjà été placé en garde à vue, avec ses frères, à Juvisy-sur-Orge ( Essone). Les enquêteurs les soupçonnaient d’avoir été impliqués dans une affaire de règlement de comptes.