Bordeaux : Un mort et un blessé après un incendie dans une cellule à la prison de Bordeaux-Gradignan

ENQUETE La victime, un homme de 20 ans incarcéré pour des faits criminels, n’a pas survécu

C.C.
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La maison d'arrêt de Gradignan, près de Bordeaux est celle qui connaît la plus importante surpopulation carcérale.
La maison d'arrêt de Gradignan, près de Bordeaux est celle qui connaît la plus importante surpopulation carcérale. — UGO AMEZ/SIPA

Un jeune homme de 20 est mort ce mercredi à la maison d’arrêt de Bordeaux-Gradignan en Gironde. En fin d’après-midi, sa cellule a pris feu. Son codétenu, âgé de 37 ans, a lui été gravement blessé et hospitalisé en urgence absolue dans la soirée. C’est un surveillant qui a tout d’abord senti une odeur de brûlé avant de se rendre compte qu’une porte d’une cellule du quatrième étage était brûlante, précise France Bleu.

Avec des collègues, ils ont réussi à extraire le plus âgé des deux détenus avant de découvrir la victime allongée sur son lit. Les deux hommes étaient « en détention provisoire pour des faits de viols en réunion », a précisé le parquet de Bordeaux qui a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort confiée à la sûreté départementale. Une autopsie et des « analyses toxicologiques » sont également en cours. Ils étaient trois hommes à occuper cette cellule avant que l’un d’eux ne soit déplacé ce mercredi. Il est beaucoup trop tôt pour dire s’il y a un lien à ce stade de l’enquête.

L’une des prisons les plus surpeuplées en France

Pour le syndicat pénitentiaire FO, la surpopulation carcérale est en cause car il est impossible aujourd’hui d’assurer la sécurité de tous les détenus. Aujourd’hui, quarante-six prisons françaises affichent une densité supérieure à 150 %. Elle dépasse même 200 % dans quatre établissements dont la prison de Bordeaux-Gradignan.