Rouen : Face aux dealers et à l’insécurité, le maire réclame des policiers

RENFORTS Les dealers ont investi le quartier Saint-Sever, à Rouen (Seine-Maritime). Les policiers municipaux sont « impuissants » et les nationaux se font attendre depuis des mois…

20 Minutes avec agences
Le maire PS de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol.
Le maire PS de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol. — ROBIN LETELLIER/SIPA

« Il faut dire la vérité. La police municipale permet de réduire les problématiques mineures comme les bruits dans la rue ou les petites altercations. Mais le vrai problème, c’est la drogue. Et les dealers se fichent de la police municipale ! » Sur France 3 Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol, le maire PS de Rouen (Seine-Maritime) ne cache pas son désarroi.

Depuis plusieurs mois, un quartier de sa ville, Saint-Sever, est confronté à l’insécurité galopante. « Le soir, à partir de 19 heures, ils sont 30-35 mecs ici et les clients se font agresser. Il n’y a pas longtemps, ils ont arraché les chaînes, les portefeuilles et les sacs à main. Les clients ont peur. Moi, franchement, j’ai envie de vendre et de partir », témoigne un commerçant à la télévision régionale.

« Gérald Darmanin nous avait promis 60 policiers, ils ne sont toujours pas arrivés »


Si une équipe de la police municipale sillonne les rues, « le sujet, c’est d’avoir des moyens judiciaires et de police nationale », réclame Nicolas Mayer-Rossignol, « Gérald Darmanin nous avait promis 60 policiers nationaux avant la fin du premier semestre. Ils ne sont toujours pas arrivés ».

Les syndicats de police se désespèrent et répètent qu’il y a urgence, car la délinquance s’est installée, et les brigades de police secours, celles qui répondent aux appels d’urgence du 17, seraient clairement en souffrance.

Karim Bennacer, secrétaire départemental du syndicat Alliance police nationale affirme, dans Tendance Ouest, que depuis 2018, la Direction départementale de sécurité publique aurait perdu « près de 300 effectifs qui n’ont pas été remplacés ».