Côtes-d’Armor : Une enquête ouverte après l’incendie d’une maison taguée « FLB »

ENQUETE Le sigle Front de Libération de la Bretagne a été découvert sur une maison incendiée dans la nuit du 17 au 18 mai à Caurel

J.G. avec AFP
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L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Rennes.
L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Rennes. — DENIS CHARLET / AFP

Le parquet de Saint-Brieuc a ouvert une enquête sur la « destruction par incendie » d’une maison à Caurel (Côtes-d’Armor) dont les murs extérieurs ont été tagués de l’inscription « FLB » (Front de libération de la Bretagne). L'incendie, survenu dans la nuit du 17 au 18 mai, n’a pas fait de victime, la maison, une résidence secondaire, étant inoccupée au moment des faits.

Les gendarmes ont relevé deux inscriptions « FLB », vraisemblablement réalisées au pochoir, au moment des constatations, selon le parquet. Le procureur de Saint-Brieuc Nicolas Heitz a confié l’enquête à la direction zonale de la police judiciaire de Rennes.

Les résidences secondaires visées

En sommeil depuis plusieurs années, le Front de Libération de la Bretagne avait refait parler de lui fin mars en réclamant « l’organisation d’un référendum sur la réunification de la Loire-Atlantique à la Bretagne » et « sur l’autonomie ou l’indépendance de la Bretagne réunifiée ».

Fin novembre, le FLB avait également revendiqué dans un courrier une série « d’attaques de résidences secondaires ou de profiteurs de l’industrie touristique » entre 2017 et 2021. Ses militants se sont surtout illustrés à la fin des années 1960 et dans les années 1970 en multipliant les attentats un peu partout sur le territoire.