Hauts-de-France : Le phénomène de vols de pots catalytiques gagne la région

OUVREZ L'OEIL Plusieurs gendarmeries des Hauts-de-France alertent les habitants de leurs circonscriptions sur l'augmentation significative des faits de vol de pots catalytiques sur les véhicules de particuliers

Mikaël Libert
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Illustration d'un vol de pot catalytique.
Illustration d'un vol de pot catalytique. — Gendarmerie nationale

Mon précieux pot catalytique. Plusieurs gendarmeries des Hauts-de-France ont lancé un appel à la vigilance après avoir constaté une augmentation significative des faits de vol de catalyseurs sur les véhicules de particuliers.

Dans les secteurs gendarmerie d’Annœulin et d’Hallennes-lez-Haubourdin, au sud-ouest de Lille, des individus ont décidé de recycler sauvagement les pots catalytiques sans demander l’avis des propriétaires des véhicules. La technique est simple, rapide et sans danger, hormis pour l’environnement et les oreilles.

La Twingo de papy se transforme en Harley-Davidson

En effet, les voleurs se glissent sous le véhicule, découpent le tuyau de part et d’autre du catalyseur avec une scie électrique et vous laissent avec un échappement libre. L’opération ne prend guère plus de quelques minutes. Pour la victime, en matière de bruit, la Twingo de papy se transforme en Harley-Davidson. Et en termes de coût, vous êtes bon pour changer toute la ligne parce qu’il est illégal, depuis 1993, de rouler sans catalyseur.

Les gendarmes ne découvrent pas cette pratique puisque le vol de catalyseurs existe depuis de nombreuses années. En revanche, il tend à se développer, notamment en raison de l’augmentation des prix de certaines ressources comme le platine, le palladium et le rhodium. Pour se prémunir des voleurs, les militaires donnent quelques conseils : se garer contre un mur ou près d’autres véhicules bas, souder un treillis métallique autour du pot catalytique, installer une courroie de Kevlar et de fils d’acier…