Rennes : Un gendarme reçoit un faux courrier signé de son propre nom, évoquant de prétendues poursuites pour pédocriminalité

ARNAQUE Le responsable de la brigade numérique de gendarmerie Sébastien Possemé a partagé un mail d’arnaque concernant de prétendues poursuites judiciaires dont il ferait l’objet

C.A.
Un centre d'appel de la gendarmerie, à Rennes.
Un centre d'appel de la gendarmerie, à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

« Un comble ! Je viens d’être convoqué en justice par moi-même. » Le patron de la brigade numérique de gendarmerie a eu la surprise de recevoir un mail de tentative d’arnaque signé de son propre nom. Ce courriel a été envoyé directement sur la boîte mail de Sébastien Possemé, l’informant de prétendues poursuites judiciaires à son encontre, concernant des faits de pédopornographie, pédophilie, de trafic sexuel et d’exhibitionnisme. Partagé sur le compte Twitter du responsable de cette brigade basée à Rennes, le faux e-mail est évidemment une escroquerie à laquelle il ne faut surtout pas répondre. « La gendarmerie n’envoie JAMAIS ce type de courrier par e-mail », rappelle le chef de la brigade.

Dans le message, les auteurs invitent le soi-disant mis en cause à répondre à ce mail « dans les quarante-huit heures », sous peine de voir son nom transmis au procureur de la République de Paris. En réponse à son tweet, le gendarme a reçu de nombreuses questions, notamment sur le moyen de faire cesser ces tentatives d’escroquerie. « J’en reçois 4 ou 5 par semaine », commente un internaute, qui se demande quoi faire quand ce genre de mail arrive dans la boîte. La réponse est assez simple : supprimer le message et surtout ne pas y répondre. « J’ai reçu, depuis des mois, près d’une centaine de sollicitations de potentielles victimes qui pensaient ce mail authentique », a expliqué le gendarme au Parisien. Il a porté plainte pour usurpation d’identité.


Dans son article, le quotidien évoque la possibilité que ce faux mail a pu être lu « par environ 4.000 personnes quotidiennement » au plus fort de sa diffusion. Trois personnes se seraient même donné la mort après avoir reçu ces menaces. D’autres auraient tenté de se suicider.