Yvan Colonna « dans un état critique » à la suite d'une agression par un codétenu à la prison d'Arles

PRISON Yvan Colonna est détenu pour l’assassinat du préfet Claude Erignac en 1998 à Ajaccio

Cl.G et M.Cei. avec AFP
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Yvan Colonna, le «berger de Cargèse», entre la vie et la mort — 20 Minutes

RECTIFICATIF du 2 mars 2022 [à 14h55] : Contrairement à ce que nous vous avons annoncé quelques minutes plus tôt sur la base d'une source proche de l'enquête, l’avocat d’Yvan Colonna a démenti le décès du militant indépendantiste corse. Il se trouve dans un état critique entre la vie et la mort après son agression.

[EDIT] Yvan Colonna est décédé le 22 mars 2022

Il avait été condamné en 2007 à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du préfet Erignac. Yvan Colonna est entre la vie et la mort ce mercredi après son agression par un codétenu dans la maison centrale d’Arles (Bouches-du-Rhône), indique son avocat Sylvain Cormier. « A l’heure actuelle, nous pouvons seulement vous confirmer, après avoir eu l’hôpital, qu’il est dans un état critique mais vivant », précise l’avocat sur Twitter. Yvan Colonna a été transféré de l’hôpital d’Arles (Bouches-du-Rhône) vers un hôpital de Marseille dans l’après-midi, a-t-on par ailleurs appris de source proche de l’enquête.

L’agresseur est un jihadiste de 36 ans, condamné à neuf ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste, a-t-on appris de source proche du dossier. Il s’agit de Franck Elong Abé, a-t-on ajouté de même source. Les faits se sont déroulés dans la cour de promenade, lorsqu’un détenu, pour des raisons qui ne sont pas encore connues, l’a violemment agressé à mains nues. La police judiciaire a été saisie.

Début janvier, des députés nationalistes avaient dénoncé le « traitement dégradant » d’Yvan Colonna en détention. Jean-Félix Acquaviva, Michel Castellani et Paul-André Colombani s’étaient exprimés devant la presse après une visite au détenu. « Il n’a pas vu son fils, qui a dix ans, depuis 15 mois, et sa mère, qui a des problèmes de santé, depuis 15 ans », avait dénoncé Jean-Félix Acquaviva, avant de demander « un rapprochement familial ».