Paris : Le directeur de l’Institut Montaigne placé en garde à vue pour « administration de substance nuisible »

ENQUETE Laurent Bigorgne, un proche du chef de l’Etat, est suspecté d’avoir administré de la drogue de synthèse à l’une de ses collaboratrices à qui il faisait des avances

T.C.
L'enquête a été confiée à la police judiciaire.
L'enquête a été confiée à la police judiciaire. — E. Frisullo / 20 Minutes

Le directeur de l’Institut Montaigne, Laurent Bigorgne, a été interpellé vendredi matin par la police judiciaire et placé en garde à vue pour « administration de substance nuisible », apprend 20 Minutes auprès du parquet de Paris, confirmant une information du Parisien.

Selon le quotidien, l’essayiste français âgé de 47 ans est accusé par l’une de ses collaboratrices de l’avoir droguée lors d’une soirée. Invitée à prendre un verre chez lui, la plaignante se serait sentie mal après avoir bu une coupe de champagne et serait partie à l’hôpital. Des analyses toxicologiques auraient révélé qu’elle avait consommé de la MDMA, une drogue de synthèse.

Pourtant, cette femme assure ne pas consommer de stupéfiant, contrairement à ce proche d’Emmanuel Macron qu’elle accuse également de prendre de la cocaïne. Toujours selon Le Parisien, la plaignante affirme que Laurent Bigorgne la draguait lourdement. A-t-il voulu la droguer pour abuser d’elle ? L’enquête a été confiée aux policiers du 3e district de police judiciaire. Sa garde à vue peut durer 48 heures.