Hauts-de-Seine : Un camion rempli d'articles de contrefaçons découvert à Villeneuve-la-Garenne

INFO « 20 MINUTES » Trois suspects ont été interpellés après la découverte d’un camion contenant pas moins de 4.105 articles de grandes marques contrefaits

Thibaut Chevillard
Le camion contenait 4.105 articles de grandes marques contrefaits (illustrations)
Le camion contenait 4.105 articles de grandes marques contrefaits (illustrations) — A.GELEBART/20 MINUTES

Des vêtements, des tee-shirts, des casquettes, des sacs… Dans un camion contrôlé à Villeneuve-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine, les policiers ont découvert, le 16 février dernier, pas moins de 20 m3 d'articles contrefaits, a appris 20 Minutes ce mercredi de source policière. Ils ont saisi au total 4.105 produits – des imitations de ceux commercialisés par 35 grandes marques, comme Levi's, Nike, Louis Vuitton, Gucci ou Dolce & Gabbana. Le préjudice n’a pas encore été estimé mais il pourrait être évalué à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Trois suspects ont été interpellés. A l’issue de leur garde à vue, les trois hommes ont été mis en examen : l’un d’eux a été placé en détention provisoire, les deux autres ont été incarcérés en attendant d’être présentés à un juge des libertés et de la détention.

Un banal contrôle

C’est en effectuant un banal contrôle que les fonctionnaires du commissariat de la ville ont découvert cette marchandise. Ils se sont intéressés à un camion Iveco qui sortait de la fourrière, dans lequel se trouvaient deux hommes de 43 et 41 ans. Le conducteur d’une voiture « ouvreuse » a également été arrêté. Cet homme de 31 ans, originaire de la Seine-Saint-Denis, est déjà très connu des services de police.

En garde à vue, les suspects ont nié savoir que le camion contenait des contrefaçons. Une enquête a été ouverte par le parquet de Nanterre qui a co-saisi l’OCRFM (Office central pour la répression du faux monnayage), un service de la direction centrale de la police judiciaire.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la marchandise était destinée au marché aux puces de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis​. « Il y a une dizaine d’années, il n’attirait que des gens de l’Ile-de-France. Désormais, on y vient de toute la France pour acheter des contrefaçons », explique à 20 Minutes le commissaire Alain Bateau, chef par intérim de l’OCRFM. L’enquête se poursuit afin de remonter le réseau d’importation de ces produits, déterminer l’origine de ces contrefaçons (souvent la Chine et la Turquie) et à qui elles étaient destinées.