Somme : Quatre églises profanées et un prêtre visé par des graffitis

TAGS INSULTANTS Une enquête a été ouverte après la découverte sur quatre églises de tags insultants, ce jeudi matin, près de Péronne, dans la Somme

20 Minutes avec AFP
L'élise de Barleux, un de celles qui a été profanées.
L'élise de Barleux, un de celles qui a été profanées. — Google Maps

C’est un prêtre de la paroisse qui semble être visé.  Une enquête a été ouverte après la découverte sur quatre églises de tags insultants jeudi matin près de Péronne, dans la Somme, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

« Quatre églises ont été au fur et à mesure de la matinée découvertes profanées avec les mêmes types d’inscriptions », dans les petits villages de Barleux, Brie, Flaucourt et Eterpigny, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la gendarmerie en Picardie, confirmant une information du Courrier Picard.

L’inscription « charo »

« Sur les quatre édifices religieux, on a des inscriptions en rouge, qui laissent penser à un auteur commun », mais « aucun suspect » n’a été identifié ou interpellé à ce stade, a-t-il poursuivi. Le nom d’un prêtre de la paroisse de Péronne « figure à chaque fois sur les tags, avec sur au moins une porte de l’une des églises un sexe masculin dessiné. Il est complété par l’inscription "+ charo + " », a précisé ce porte-parole.

Le sens « reste à étudier », l’une des interprétations possibles étant, « si l’on s’intéresse à l’argot », que le terme « charo » est associé « à quelqu’un qui cherche à nouer des relations amoureuses avec plusieurs personnes », a-t-il ajouté.

Des « insinuations graves et infondées »

L’évêque d’Amiens, Mgr Gérard Le Stang, « condamne fermement ces tags et assure son soutien total » au prêtre visé, a déclaré à l’AFP une porte-parole du diocèse. « Il a une totale confiance en lui, il n’y a absolument aucun soupçon à avoir », a-t-elle insisté, déplorant des « insinuations graves et infondées ».

Au moins deux maires des villages concernés ont déposé plainte, mais pas le prêtre concerné à ce stade. Le diocèse « avisera en fonction » des avancées de l’enquête.
« C’est la première fois que ça arrive. Je suis choqué par une telle dégradation sur un lieu de culte. On ne connaît pas le mobile, ni si c’est une vengeance personnelle, (…) mais c’est grave », a commenté le maire de Barleux, et président de la communauté de communes de Haute-Somme, Eric François.