Puy-de-Dôme : Douze kilos d’héroïne pure saisis par la police, un trafic démantelé

DROGUE Les policiers de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ont fait tomber un important réseau de trafic d’héroïne

20 Minutes avec agences
Illustration d'une consommatric d'héroïne.
Illustration d'une consommatric d'héroïne. — KRUPPA/CARO FOTOS/SIPA

La base logistique des trafiquants de drogue était située dans une petite commune de 1.500 habitants du  Puy-de-Dôme : Chauriat. Les policiers de  Clermont-Ferrand travaillaient en enquête préliminaire depuis début janvier sur des transactions suspectes dans le village voisin : Royat. Après des surveillances, ils sont parvenus à identifier les membres du réseau.

Bilan de l’enquête de quelques semaines : 12 kilos héroïne pure ou presque saisis, une arme à feu et quatre interpellations. « Les investigations ont rapidement permis de savoir qu’un voyage était organisé par au moins l’un des membres de ce réseau, d’origine albanaise, pour aller acquérir du produit stupéfiant en  Belgique », raconte à  France 3 le commissaire Pierre-Louis Chaussende.

Le mis en cause faisait l’objet d’une interdiction de séjour sur le territoire

Banco. « Nous avons alors sollicité les douanes de Metz, qui ont procédé à l’interpellation du conducteur que l’on avait identifié. A l’intérieur du véhicule, ils ont mis la main sur 10,5 kg d’héroïne », détaille le chef de la DDSP (Direction départementale de la sécurité publique)  sur France Bleu. La saisie, d’une valeur estimée à 250.000 euros, est un record pour les policiers.

Lors d’une conférence de presse, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Eric Maillaud, a expliqué que le mis en cause avait déjà été condamné à quatre ans de prison pour infraction à la législation sur les produits stupéfiants. Il faisait l’objet d’une interdiction de séjour sur le territoire. Il avait changé de nom pour revenir en France. La perquisition de la base arrière a permis, outre la découverte de près de 1,2 kg d’héroïne supplémentaire, la saisie d’une vingtaine de cartouches, d’environ 3.000  euros en liquide et tout le nécessaire (sachet, balance, etc.) au trafic.