Toulouse : Nouvelle fugue d’un patient dangereux de l’hôpital psychiatrique après celle du «cannibale des Pyrénées»

EVASION Quelques jours après l’évasion de Jérémy Rimbaud, qui a violemment agressé une septuagénaire, un patient dangereux a réussi à s’enfuir de l’hôpital dimanche avant d’être retrouvé par les policiers

B.C.
— 
L'hôpital psychiatrique Gerard-Marchant, à Toulouse
L'hôpital psychiatrique Gerard-Marchant, à Toulouse — CH Marchant
  • Un détenu potentiellement dangereux s’est échappé dimanche après-midi de l’hôpital psychiatrique de Toulouse.
  • Il a été retrouvé par la brigade anticriminalité et a réintégré l’hôpital.
  • C’est la seconde évasion d’un patient dangereux en moins d’une semaine de cet établissement de soins. L’Agence régionale de santé a indiqué lundi soir qu’elle allait diligenter une mission d’inspection sur site, « pour s’assurer de la conformité de la prise en charge de ces patients ».

Quatre jours après l’évasion de Jérémy Rimbaud de l’hôpital psychiatrique Gérard-Marchant de Toulouse, qui s’est conclue par la violente agression d’une septuagénaire, un nouveau pensionnaire dangereux s’est échappé dimanche de l’établissement de soins révèle La Dépêche du Midi.

La préfecture de la Haute-Garonne confirme à 20 Minutes « qu’un patient de l’hôpital Marchant a fugué ce dimanche 23 janvier. Les forces de l’ordre ont été mobilisées rapidement pour le retrouver. Il a réintégré l’hôpital Marchant ».

Retrouvé non loin de Marchant

Selon une source policière, après la diffusion de la fiche de recherches auprès des forces de l’ordre signalant la fugue de cet homme de 48 ans potentiellement dangereux, ce sont les membres de la brigade anticriminalité de la rive gauche qui l’ont appréhendé « sans incident » non loin de Gérard-Marchant, dans le secteur de la route de Seysses.

Une nouvelle fuite qui interroge sur les conditions de sécurité de l’hôpital Marchant. Mercredi, la fugue de Jérémy Rimbaud, surnommé le « cannibale des Pyrénées » après avoir tué et mangé le cœur d’une nonagénaire dans les Hautes-Pyrénées en 2013, aurait pu mal se terminer sans l’intervention de riverains. La dame agressée à coups de bâton dans le quartier toulousain des Chalets a été hospitalisée avec les deux bras cassés.

Dans cette affaire, le procureur de la République de Toulouse a ouvert vendredi une enquête pour tentative de meurtre « afin de poursuivre les investigations et de vérifier la responsabilité de l’auteur au moment de la commission des faits, par voie d’expertise psychiatrique ». Jérémy Rimbaud, qui avait échappé à la vigilance du personnel, n’a pas pu être placé en garde à vue, le médecin qui l’a vu ayant estimé que « son état de santé mentale n’était pas compatible ».

Mission d’inspection de l’ARS

Ce lundi soir, l’Agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie indique que dès le signalement de la fugue de Jérémy Rimbaud, « placé en soins psychiatriques sur décision du représentant de l’Etat », elle a demandé en fin de semaine dernière à la direction de cet hôpital « l’ouverture d’une enquête administrative et la transmission d’un rapport sur les circonstances de cet événement ».

Cette seconde fugue dimanche « conduit la direction générale de l’ARS Occitanie à diligenter une mission d’inspection sur site, pour s’assurer de la conformité de la prise en charge de ces patients, au cours de leur séjour dans cet établissement spécialisé au regard de la réglementation en vigueur », a indiqué l’Agence dans un communiqué.