Toulouse : Le « cannibale des Pyrénées » s’évade de l’hôpital psychiatrique et agresse une passante

INTERPELLATION Une dame âgée a été agressée mercredi soir à Toulouse. Le suspect n’est autre que Jérémy Rimbaud, le « cannibale des Pyrénées », qui s’était échappé quelques heures avant d’un hôpital psychiatrique

Hélène Menal
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Jeremy Rimbaud, dit le cannibale de Nouilhan, lors de son interpellation en novembre 2013. Il avait tué un agriculteur de 90 ans dans les Hautes-Pyrénées, avant de manger son coeur et sa langue.
Jeremy Rimbaud, dit le cannibale de Nouilhan, lors de son interpellation en novembre 2013. Il avait tué un agriculteur de 90 ans dans les Hautes-Pyrénées, avant de manger son coeur et sa langue. — GAIZKA IROZ / AFP
  • Une femme a été violemment agressée mercredi soir dans le quartier des Chalets à Toulouse.
  • L’auteur est Jérémy Rimbaud, le meurtrier surnommé le «cannibale des Pyrénées». Il s’était échappé dans l’après-midi de son hôpital psychiatrique.
  • Il y a été ramené après son interpellation.

Une agression​ gratuite, violente, et rétrospectivement assez effroyable. Une dame âgée a été frappée mardi soir, vers 22 heures, dans le quartier des Chalets à  Toulouse alors qu’elle promenait son chien. La préfecture de la Haute-Garonne, confirmant les informations de La Dépêche du Midi, indique que l’homme interpellé juste après, notamment grâce à l’intervention de passants, n’est autre que Jérémy Rimbaud.

Il est plus connu sous les surnoms de « cannibale des Pyrénées » ou « cannibale de Nouilhan » pour avoir tué en 2013, dans ce petit village des Hautes-Pyrénées, un agriculteur nonagénaire dont il a cuisiné et mangé le cœur et la langue. Déclaré irresponsable, le meurtrier était interné à l’hôpital psychiatrique Gérard-Marchant de Toulouse dont il s’est évadé mercredi après-midi.

Réinterné immédiatement

L’ancien militaire, atteint d’un syndrome de stress post-traumatique après une mission en Afghanistan et cible d’un délire paranoïde, n’a donc mis que quelques heures avant d’être rattrapé par ses vieux démons. Selon le quotidien régional, mercredi soir comme en 2013, il a frappé à la tête avec une barre sa nouvelle victime. L’état de cette dernière, traumatisée, est plutôt rassurant.

Jérémy Rimbaud a été réinterné d’office, son état ayant été jugé incompatible avec une garde à vue. L’hôpital Marchant confirme qu’il avait quitté les lieux mercredi « en milieu de journée ». Il précise que ce départ avait entraîné « la mobilisation immédiate des équipes du centre hospitalier, puis celle des forces de l’ordre ». Enfin, l’établissement psychiatrique et ses équipes expriment « leur vive émotion et toute leur compassion à l’égard de la victime et de ses proches ».

Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête pour « violences volontaires avec arme ». Les investigations vont se poursuivre pour déterminer « les conditions dans lesquelles il est sorti » et une expertise psychiatrique a été demandée pour savoir s’il est possible d’interroger Jérémy Rimbaud sur cette nouvelle agression.