Hérault : L’homme soupçonné du meurtre de deux femmes mis en examen et écroué

ENQUETE L’homme avait été interpellé vendredi, à Roujan

N.B. avec AFP
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Un gendarme (illustration).
Un gendarme (illustration). — Camille Allain / 20 Minutes

L’homme, soupçonné d'avoir tué deux femmes, vendredi dans  l'Hérault, a été mis en examen dimanche et placé en détention provisoire, a annoncé le procureur de  Béziers, Raphaël Balland. Le suspect, âgé de 22 ans, encourt la réclusion à perpétuité pour le meurtre de sa concubine, une élève infirmière âgée de 21 ans, avec laquelle il vivait depuis 10 mois, et 30 ans de réclusion criminelle pour celui d’une voisine de 25 ans, ambulancière, a précisé le procureur, dans un communiqué.

Durant sa garde à vue, comme devant le juge d’instruction, le mis en cause « a maintenu qu’il était l’auteur du double homicide et qu’il avait agi dans un état délirant après avoir fumé plusieurs joints de cannabis, se sentant en danger de mort et pensant qu’on voulait le tuer, y compris les victimes dont il aurait vu le visage se transformer », a poursuivi le magistrat. Le matin des faits, il aurait consulté un médecin généraliste, accompagné de sa concubine, et bénéficié d’un arrêt de travail d’un mois « en raison de l’état d’angoisse et d’anxiété dont il disait souffrir », a ajouté Raphaël Balland.

Des expertises psychiatriques et psychologiques

Le meurtrier présumé a également expliqué aux policiers se souvenir « d’avoir infligé de nombreux coups de couteau aux deux jeunes femmes, en particulier au niveau du cou, (…) sans pouvoir se souvenir du déroulé précis des faits », selon le magistrat.

Les investigations vont désormais se poursuivre sous l’autorité du juge d’instruction qui devrait diligenter des expertises psychiatriques et psychologiques du mis en examen, en complément de l’expertise toxicologique, « particulièrement importante compte tenu de ses déclarations pour tenter d’expliquer son comportement ». L’homme avait été interpellé vendredi, à Roujan, « les vêtements ensanglantés, devant le restaurant de ses parents », situé en face de son domicile, où les deux corps sans vie ont été découverts. L’homme venait d’expliquer à sa famille avoir « fait une connerie ».