Lorient : Interpellé pour avoir pointé un laser vers un avion de la Marine nationale

MALVEILLANCE Aveuglé, le pilote a été contraint de retarder son atterrissage mardi sur la base de Lann-Bihoué

J.G. avec AFP
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Illustration d'un avion Atlantique 2.
Illustration d'un avion Atlantique 2. — ZAKARIA ABDELKAFI / AFP

Il s’apprêtait à atterrir lorsqu’il a été victime d’un acte de malveillance. Un avion de la Marine nationale a été visé par un laser mardi soir sur la base aéronavale de Lann-Bihoué près  de Lorient, a-t-on appris auprès du ministère des Armées. Encore en vol, l’équipage a pu identifier « très précisément » l’origine du faisceau lumineux et un individu a été interpellé, a ajouté la Marine nationale.

Selon la Marine, le pilote se trouvant « dans l’incapacité de poursuivre son atterrissage » a « dû interrompre son approche et se mettre en attente en altitude ». « L’équipage a alors mis en œuvre les capteurs de l’avion, en particulier sa caméra haute définition jour/nuit, pour localiser très précisément l’origine de l’émission du faisceau lumineux » et a « ainsi pu identifier l’individu et enregistrer des éléments de preuve du délit », poursuit le communiqué. Ils ont alors transmis ces éléments aux policiers du commissariat de Lorient, « qui ont rapidement interpellé la personne malveillante et confisqué son matériel ».

Un phénomène en recrudescence

Une plainte a été déposée et une enquête est en cours d’instruction par le personnel de la gendarmerie maritime. « Face à la recrudescence de ce type d’événements à l’encontre des aéronefs de la Marine nationale stationnés sur les bases aéronautiques de Lanvéoc, Lann Bihoué et Landivisiau », le commandant d’arrondissement maritime rappelle que « le commerce et la détention de lasers sont strictement réglementés ».

Le fait de posséder ou d’utiliser un laser de classe supérieure à 2 est passible de six mois d’emprisonnement, assortis d’une amende de 7.500 euros. « Au-delà de ces sanctions pénales, pointer un laser vers un avion en phase d’approche d’un terrain, c’est risquer de causer de graves et irrémédiables lésions oculaires aux membres d’équipage » rappelle la Marine nationale, et « qu’en cas d’aveuglement complet des pilotes, le risque d’accident aérien est majeur ».