Montpellier : Une maman aurait été séquestrée avec sa fille, battue, humiliée et agressée sexuellement cinq jours durant

BARBARIE Son ex serait l’auteur de ces violences. Son calvaire a pris fin quand elle a trouvé la force d’appeler les secours, alors qu’il menaçait de s’en prendre à leur fille

Jérôme Diesnis
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Police nationale (Illustration)
Police nationale (Illustration) — Nicolas Bonzom / Agence Maxele Presse
  • Malgré ses réticences, la jeune femme avait accepté qu’il vienne voir leur fille de 18 mois le 31 décembre.
  • Extrêmement menaçant et violent, il lui aurait infligé de nombreux sévices.
  • Lorsqu’il a menacé de s’en prendre à sa fille, la jeune femme a trouvé la force d’appeler les secours.

Une jeune femme âgée de 25 ans aurait subi de multiples violences par son ex, pendant cinq jours. Les faits auraient débuté à Montpellier, le 31 décembre, lorsque son ex-compagnon, duquel elle était séparée depuis près de six mois, l’a contactée afin de passer un moment avec leur fille de 18 mois. Malgré sa réticence, en raison de son caractère violent et des menaces proférées lors de leur séparation, elle avait fini par accepter pour sa fille.

Mais une fois dans l’appartement situé à proximité de la cité Paul-Valéry, l’homme se serait montré rapidement violent. Il l’aurait frappée, aurait menacé de la défigurer, lui aurait jeté le contenu d’une bouteille au visage, disant qu’il s’agissait d’acide en la débouchant alors qu’elle contenait son urine. Il aurait abusé d’elle sexuellement pendant cinq jours, plusieurs fois par jour. La jeune femme, complètement tétanisée, a expliqué aux enquêteurs ne pas avoir trouvé la force de le repousser. D’où la qualification des faits, à ce stade de l’enquête, d’agression sexuelle et non de viol.

Le suspect aurait tout reconnu, sauf les agressions sexuelles

Le cinquième jour, il lui aurait coupé les cheveux et menacé d’en faire de même à sa fille. C’est cette menace sur son enfant qui a permis à la jeune femme à trouver la force d’appeler les secours le 4 janvier, cinq jours après le début de sa séquestration.

En garde à vue au commissariat, le suspect aurait avoué l’intégralité des faits qui lui sont reprochés. Il aurait nié en revanche le caractère forcé des relations sexuelles, n’ayant pas été repoussée par la victime. Il a été placé en  détention provisoire.