Toulouse : En prison pour violences conjugales, il est soupçonné de harceler sa victime depuis sa cellule

ACHARNEMENT Détenu pour violences conjugales, un homme de 46 ans a été placé en garde à vue à Toulouse. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir passé des appels malveillants à sa victime depuis sa prison

H.M.
— 
En remontant les appels malveillants, les enquêteurs sont remontés jusqu'au détenu. Illustration
En remontant les appels malveillants, les enquêteurs sont remontés jusqu'au détenu. Illustration — Kirill KUDRYAVTSEV / AFP

Il n’a été extrait lundi de sa cellule de la maison d'arrêt de Seysses que pour intégrer celle des gardés à vue du commissariat central de  Toulouse. Un détenu de 46 ans vient d’être déféré ce mardi après-midi devant un magistrat. Les policiers le soupçonnent d’avoir passé des coups de fil malveillants à son ex-compagne.

Le quadragénaire est incarcéré depuis le mois de juillet 2021 pour des violences conjugales. En novembre, son ex-conjointe a reçu en journée et en soirée plusieurs appels dont l’auteur gardait le silence à l’autre bout du fil. Méfiante, elle a immédiatement déposé plainte contre X. L’analyse des données téléphoniques a permis de remonter au propriétaire d’une carte SIM qui n’est autre que l’ex-conjoint violent. L’enquête porte donc à la fois sur les faits de harcèlement et sur le recel d’un téléphone en cellule. L’homme a nié l’intégralité des faits durant sa garde à vue.