Mont-Blanc : Une soixantaine de vacanciers évacués par hélicoptère après un énorme éboulement

MONTAGNE Le peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix a coordonné dimanche l’évacuation d’une soixantaine de personnes, bloquées au niveau du hameau de Bionnassay (Haute-Savoie)

Jérémy Laugier
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L'éboulement a totalement bloqué samedi la route d'accès au hameau de Bionnassay (Haute-Savoie).
L'éboulement a totalement bloqué samedi la route d'accès au hameau de Bionnassay (Haute-Savoie). — Préfecture de la Haute-Savoie

La montagne a fait des siennes dès le 1er janvier dans le massif du  Mont-Blanc. Un impressionnant éboulement a en effet totalement coupé samedi la route d’accès au hameau de Bionnassay, sur la commune de Saint-Gervais ( Haute-Savoie). Si l’important amas de roche et de terre n’a pas causé de blessé, une centaine de personnes, dont une soixantaine de vacanciers, se sont retrouvées bloquées des deux côtés de l’éboulement à partir de samedi soir.

Après une prise en charge dans la nuit de samedi à dimanche par les habitants de Bionnassay, pour les naufragés coincés au hameau, et par la mairie de Saint-Gervais pour ceux se trouvant en contrebas, les secours sont intervenus dimanche. Le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix s’est ainsi chargé de coordonner l’évacuation d’une soixantaine de personnes.

La route n’est pas encore rouverte aux automobilistes ce lundi

La majeure partie d’entre elles, dont des enfants et une femme enceinte, ainsi que leurs bagages, ont été évacués par les hélicoptères du PGHM et de la Sécurité civile jusqu’au col de Voza. De là, elles ont pu rejoindre le tramway du Mont-Blanc afin de redescendre dans la vallée à Saint-Gervais.

La préfecture de Haute-Savoie, qui a posté un message dimanche soir pour remercier « l’ensemble des équipes mobilisées » (SDIS, gendarmes et PGHM, Sécurité civile, mairie de Saint-Gervais, associations de secours en montagne et habitants du hameau), n’a pas encore communiqué de délai ce lundi concernant la réouverture de la route. Le terrain n’étant pas encore stabilisé, pompiers et gendarmes restent mobilisés pour assurer la sécurité de la quarantaine de personnes ayant préféré rester à Bionnassay.