Evasion à l’hôpital de Pontoise : le détenu et sa complice interpellés en Allemagne

CAVALE Le fugitif âgé de 28 ans s’était évadé lors de son transfert à l’hôpital après une tentative de suicide

20 Minutes avec AFP
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Illustration d'un policier allemand.
Illustration d'un policier allemand. — Sebastian Kahnert / dpa / AFP

Leur cavale aura duré quatre jours. Le détenu qui s’est évadé mercredi dernier de l’hôpital de Pontoise a été interpellé en Allemagne avec sa complice, a appris l’AFP de sources proches du dossier. L’homme et sa compagne, qui avait tiré sur l’un des surveillants avec une arme longue, ont été interpellés à Wegberg, une ville à l’ouest de Düsseldorf par la police allemande, grâce aux renseignements de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) française, a précisé dimanche l’une des sources policières, confirmant une information du Point.

Le fugitif, âgé de 28 ans et incarcéré à la maison d’arrêt d’Osny, était arrivé dans la soirée du 22 décembre dans ce centre hospitalier du Val-d’Oise. Il faisait l’objet d'« une extraction médicale après qu’il a été découvert dans sa cellule en train de se mutiler », selon l’administration pénitentiaire. « L’interpellation s’est passée sans difficulté », a indiqué le parquet de Pontoise à l’AFP.

Une tentative de suicide et un leurre

« Ils ont été très très vite localisés » grâce aux informations de la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF), le service spécialisé dans ce type d’enquêtes. L’évadé avait simulé mardi soir une tentative de suicide et été transporté au centre hospitalier de Pontoise. Arrivé aux urgences, il était attendu par sa compagne, mineure selon le parquet de Pontoise, qui a ouvert le feu sur les agents pénitentiaires non armés qui l’escortaient, permettant ainsi son évasion.

Il n'y a «pas de troisième personne recherchée» à ce stade, selon une source judiciaire, alors que les premiers éléments d'enquête fournis par une source policière faisaient état d'un second complice faisant le guet. La BNRF et la PJ de Versailles avaient été cosaisies de l’enquête, confiée depuis vendredi à un juge d’instruction. Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti​ s’était rendu à la maison d’arrêt d’Osny pour apporter son « indéfectible soutien » aux surveillants qui encadraient le transfert médical. Il avait auparavant rencontré l’agent pénitentiaire blessé à l’hôpital de Pontoise.