Metz : Cinq personnes suspectées d'avoir détourné 800.000 euros d'allocations chômage partiel

FRAUDE Les cinq personnes concernées ont été mises en examen et incarcérées à Metz

T.G. avec AFP
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Police judiciaire. (Illustration)
Police judiciaire. (Illustration) — SIPA
  • Sept personnes, dont deux qui ont depuis été relâchées, ont été arrêtées la semaine dernière, en Moselle et en région parisienne.
  • Elles sont soupçonnées d’avoir frauduleusement touché 800.000 euros d’allocations versées par l’Etat face à la pandémie.
  • Lors des perquisitions, dix voitures de luxe « estimées à 600.000 euros », dont une Ferrari valant 260.000 euros et plusieurs Porsche, ainsi que « 25.000 euros sur des comptes bancaires » ont été saisis.

Le coup de filet a eu lieu mardi. Sept personnes, cinq hommes et deux femmes, ont été interpellées, trois en Île-de-France et quatre en Moselle. Deux femmes ont depuis été relâchées. Au total, ce sont donc cinq personnes qui ont été mises en examen et incarcérées jeudi à  Metz. Elles sont soupçonnées d’avoir frauduleusement touché 800.000 euros d’allocations  chômage partiel versées par l’Etat face à la pandémie, a annoncé vendredi la police judiciaire de  Nancy.

Lors des perquisitions, dix voitures de luxe « estimées à 600.000 euros », dont une Ferrari valant 260.000 euros et plusieurs Porsche, ainsi que « 25.000 euros sur des comptes bancaires » ont été saisis, a précisé la police judiciaire de Nancy dans un communiqué.

Le parquet de Metz avait ouvert une enquête en avril après un signalement de la Direction régionale de l’économie qui avait remarqué des « demandes d’indemnisation suspectes » de chômage partiel, dans le cadre des mesures de soutien mises en place par l’Etat face à la pandémie de Covid-19 et aux différentes mesures de confinement depuis 2020, ajoute le communiqué. Les demandes venaient de deux entreprises mosellanes dans le secteur de la restauration « pour les mêmes employés sur des périodes identiques ».

« Escrocs de haut vol »

L’enquête a été menée par la police judiciaire de Nancy et le Groupe interministériel de recherche de Metz. Puis une information judiciaire a été ouverte en juillet pour « escroquerie, blanchiment en bande organisée, usurpation d’identité, faux et usage de faux ». Selon les enquêteurs, « un groupe d’individus avaient usurpé l’identité de plus de 98 sociétés pour collecter frauduleusement des fonds publics » puis « un réseau spécialisé dans le blanchiment » réinjectait les fonds détournés dans « l’économie légale ».

Les suspects sont des « escrocs de haut vol », vivant en région parisienne et en Moselle, et dont l’un était « spécialisé en faux documents », d’après les forces de l’ordre.